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Double victoire contre Huawei

Première victoire de la mobilisation pour les Ouïghour-e-s contre Huawei : le syndicat mixte Val-d’Oise Numérique (VONum) suspend son partenariat avec l’entreprise chinoise. Les deux parties avaient au préalable signé un contrat pour le développement du concept de « smart département » au sein du département du Val d’Oise (95). L’idée, d’après un article de la presse d’Etat chinoise CGTN, était de « développer des services urbains pour la population, en s’appuyant sur des technologies numériques qui ont fait leurs preuves en Chine ».  Dans les faits cela revenait à l’installation de caméras de vidéosurveillance et capteurs intelligents, des formations numériques et l’installation de la 5G, entre autres.

Cependant, à la suite de pressions du grand public ainsi qu’après des interpellations de nombreux élus, dont le député Aurélien Taché (membre du Groupe de solidarité avec le peuple ouïghour à l’Assemblée nationale) et le sénateur de gauche Rachid Temal, le département a suspendu le partenariat en août 2020. Pour plus d’informations sur cette rupture, et sur l’historique de l’implantation de Huawei en Europe, nous vous conseillons cet article, accessible et complet. 

Deuxième victoire : Antoine Greizmann, le footballeur français, a rompu son contrat avec Huawei le jeudi 10 décembre 2020. Ambassadeur de la marque depuis 2017, il a décidé de mettre fin à leur collaboration après la révélation de l’implication de Huawei dans la surveillance numérique des Ouïghour-e-s, et de ses recherches sur un logiciel qui pourrait fournir des « alertes à la présence d’Ouïghours ». 

L’attaquant, joueur du FC Barcelone, a publié la nouvelle sur son compte Instagram :

« Suite aux forts soupçons selon lesquels l’entreprise Huawei aurait contribué au développement d’une “alerte ouïghoure” grâce à un logiciel de reconnaissance faciale, j’annonce que je mets un terme immédiat à mon partenariat me liant à cette société. »

Il invite de plus l’entreprise en question à « ne pas se contenter de nier ces accusations mais à engager au plus vite des actions concrètes pour condamner cette répression de masse », et à « user de son influence pour contribuer au respect des droits de l’homme et de la femme au sein de la société ». 

Nous vous conseillons également cet article du Washington Post ainsi que celui du Guardian, qui expliquent ce qui permet de lier Huawei à la surveillance numérique en Région ouïghoure (des liens vers les traductions françaises de ces articles seront ajoutés sous-peu).  

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