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Revue de presse sur l’actualité du peuple ouïghour

1) Radio et podcasts

L’heure du Monde, Le Monde, 7 juin 2022. « ‘‘Xinjiang Police Files’’ : révélations sur la répression des Ouïgours en Chine » [en ligne] 22 min

Entretien avec Nathalie Guibert, journaliste au Monde, qui explique dans ce podcast ce que sont les « Xinjiang Police Files » et en quoi ces documents sont inédits. L’épisode contient aussi des extraits d’entretien avec Adrian Zenz, le chercheur à qui les documents ont été envoyé. Des explications très claires d’une des plus importantes fuites de documents depuis le début de la campagne de répression sans précédent en Région ouïghoure.

L’Instant M par Sonia Devillers, France Inter, 8 février 2022 : « Le drame Ouighour : enquête sur un black-out » [en ligne] 18min

La journaliste Sonia Devillers s’entretient avec le réalisateur François Reinhardt pour présenter le documentaire « Chine, le drame ouïghour ». Ce documentaire très complet donne la parole à des Ouïghour-e-s de la diaspora ayant survécu aux camps chinois ainsi qu’à des politiciens et des chercheurs, tels que l’anthropologue Adrian Zenz et l’historien James Millward. Ce dernier, enseignant à l’université de Georgetown et écrivain du premier ouvrage d’histoire générale de la Région ouïghoure, a joué le rôle de conseiller historique dans le cadre de ce documentaire, ce qui donne à la production une profondeur inédite par rapport aux reportages précédemment réalisés sur le sujet.

La chronique cuisine d’Elvira Masson, France Inter, 23 janvier 2022 : « La cuisine ouïghoure à Paris » [en ligne] 7min

La chroniqueuse Elvira Masson nous fait part de sa découverte : le restaurant « Muqam », tenu depuis 8 ans par un couple ouïghour à Paris. Ecoutez cet épisode si vous voulez en savoir plus sur la cuisine ouïghoure, sur les plats typiques, et pour découvrir les options disponibles à Paris pour y goûter vous-même. 

Les Enjeux Internationaux, France Culture, 10 décembre 2021 : « Comment le Tribunal ouïghour a-t-il conclu au génocide ? » [en ligne] 12min

Julie Gacon a invité Cloé Drieu, historienne chargée de recherche au CNRS au sein du Centre d’études turques, ottomanes, balkaniques et centrasiatiques, pour parler du Tribunal ouïghour à Londres qui a conclu qu’un génocide est en cours dans la Région ouïghoure. Emission à écouter pour mieux comprendre cette conclusion. 

L’heure du Monde, Le Monde, 9 juin 2021. « Ouïgours : un siècle de persécution » [en ligne] 26 min

Entretien avec Brice Pedroletti, ancien correspondant en Chine du Monde, qui nous explique comment est née la répression de ce peuple. Ce dernier commence par expliquer qui sont les Ouïghour-e-s, puis continue en racontant comment ils sont entrés sur la scène historique chinoise, les moments de rébellion ouverte contre la domination chinoise dans la région, les promesses vident d’autonomie de la Région ouïghoure au sein de la RPC, les conséquences de la rupture sino-soviétique, etc. Ensuite nous faisons un bon dans le temps pour arriver au début du 20ème siècle et à l’exagération de la menace islamiste par le gouvernement chinois, puis la prophétie auto-réalisatrice du terrorisme. Cela amène le journaliste à parler de ce qu’il se passe actuellement dans la région : répression, interdictions culturelles et religieuses, internement de masse, travail forcé, etc.

Cultures Monde, France Culture, 2 mars 2021 : « Du Xinjiang au Tibet : musulmans et bouddhistes face à la sinisation » [en ligne] 58min

Une émission animée par Florian Delorme qui donne la parole à Sabine Trebinjac (anthropologue spécialiste de la musique ouïghoure), Rémi Castets (politologue et maître de conférences en études chinoises), et Katia Buffetrille (anthropologue spécialiste en études tibétaines). L’entretien met en parallèle les violences politiques perpétrées en Région ouïghoure et au Tibet. Les intervenant-e-s expliquent que le gouvernement chinois mène une politique répressive de sinisation forcée, accompagnée de violences systématiques et de travail forcé en Région ouïghoure et au Tibet. Intéressant pour toute personne qui s’intéresse aux phénomènes de répression et d’éradication en cours dans la Région ouïghoure et comment celles-ci s’intègrent dans un contexte chinois plus général. 

Le Billet de Charline Vanhœnacker, France Inter, 10 septembre 2020. « Mulan : la magie de Disney chez les Ouïghours ». [en ligne] 2min

La chroniqueuse Charline Vanhœnacker dénonce le fait que Disney ait tourné le film « Mulan » dans la Région ouïghoure où sont persécutés la population ouïghoure et d’autres populations turciques. Points de tension particuliers : la production du film a remercié le gouvernement de la Région ouïghoure et l’actrice principale de Mulan a soutenu les mesures prises par Beijing lors des manifestations pour la démocratie à Hong Kong. 

La revue de presse, Radio France, 30 juin 2020 : « Stérilisation forcée et trafics d’organes : ce peuple Ouïghour que l’on veut faire disparaître » [en ligne] 1min30

Le journaliste Claude Askolovitch effectue une revue de presse sur le sujet des violences politiques commises par les autorités chinoises en Région ouïghoure. Plusieurs enquêtes publiées par Associated Press, le Figaro, le Parisien, Ouest France, Vice, et La Croix, montrent que des femmes ouïghoures sont victimes de viols, d’avortements et de stérilisations forcées aux mains des autorités chinoises. La population ouïghoure est également victime d’un trafic d’organes s’appuyant sur une clientèle située en Arabie Saoudite et dans d’autres États du Golfe persique où leurs organes seraient vendus comme étant labélisés halal.

Les Enjeux internationaux, France Culture, 24 décembre 2019. « Répression : l’autre visage de la puissance chinoise » [en ligne] 15min

Antoine Dhulster s’entretient ici avec Marie Holzman, sinologue spécialiste de la Chine contemporaine, auteure, traductrice et présidente de l’association solidarité Chine. D’après Marie Holzman, depuis l’arrivée de Xi Jinping au pouvoir la Chine connait une politique répressive visant les Ouïghour-e-s ainsi que les Tibétain-e-s. Un entretien intéressant qui replace la crise en Région ouïghoure dans un contexte plus général et qui évoque des cas particuliers tel que celui d’Ilham Tohti, économiste ouïghour emprisonné à vie pour avoir critiqué la politique du parti-Etat dans sa région natale. 

Géopolitique, France Inter, 11 septembre 2018. « Répression des Ouïghours en Chine : le retour de la Révolution culturelle » [en ligne] 2min

Voici l’intervention du journaliste Pierre Haski sur France Inter. Il parle de la répression de la population ouïghoure en faisant référence à un retour de la Révolution culturelle en Chine. Il fait ici un point très rapide sur un rapport de Human Rights Watch à propos de la situation ouïghoure. 

Le Choix de la rédaction, France culture, 23 septembre 2014. « Le procès en Chine de l’intellectuel ouïghour Ilham Tohti » [en ligne] 6min

Ilham Tohti était professeur d’économie à l’Université centrale des Minorités, à Beijing, où il était connu pour ses recherches sur les relations entre Ouïghour-e-s et Han, ainsi que pour son activisme pour la mise en œuvre des lois d’autonomie régionale en Chine. Il a été arrêté en 2009 et est condamné à la prison à vie en 2014 pour « incitation au séparatisme ». Toujours emprisonné aujourd’hui, en 2019 le Parlement européen lui a accordé le prix Sakharov pour la liberté de l’esprit.  En décembre 2020, l’Union européenne a demandé sa libération immédiate. Retrouvez le podcast gratuit en replay sur France Culture !

Cultures d’islam, France inter, 4 octobre 2013. « Autels ouïghours » [en ligne] 59min 

Alexandre Papas, anthropologue et historien spécialiste de l’islam en Asie centrale, est invité par le producteur Abdelwahab Meddeb dans l’épisode « Cultures d’islam ». Le chercheur raconte comment il a rencontré par hasard la photographe américaine Lisa Ross dans la province du Gansu. Iels finissent par collaborer autour d’un projet sur les « mazârs », des lieux qui commémorent des haltes soufies de haute mémoire remontant parfois jusqu’au 10ème siècle. Venez donc découvrir l’analyse d’Alexandre Papas à propos des « mazârs » !

Trait pour trait, France culture, 24 mars 2013 : « Rebiya Kadeer, la chef de file de la dissidence ouïghoure » [en ligne] 2min

Omar Ouahmane brosse ici le portrait de Rebiya Kadeer, une femme ouïghoure militante des droits humains. Présidente du Congrès mondial des Ouïghours de 2006 à 2017, son parcours n’est pas des moins surprenants. Elle était commerçante, puis femme politique, avant d’être emprisonnée par les autorités chinoises. Après sa libération elle commence à militer pour les droits des Ouïghour-e-s depuis l’étranger. Retrouvez le podcast gratuit en replay sur France Culture !

2) Vidéos et reportages

Arte, 1 juin 2022. « Patrick Wack, photographe de la culture ouïghoure » [en ligne] 2 min

Les photographies de Patrick Wack font partie de l’exposition au festival photo de la ville de Sète. Présentation du projet entrepris entre 2016 et 2019 et entretien avec le photographe. Un témoignage visuel puissant sur la sécurisation de la région. 

Loopsider, 24 mai 2022 : « Ouïghours : de nouvelles preuves de répression révélées » [en ligne] 3min

Présentation vidéo, comprenant un entretien avec le maintenant fameux anthropologue Adrian Zenz, des Xinjiang Police Files. Ce nom est celui qui a été donné à la plus récente fuite de documents officiels de la Région ouïghoure. Des preuves supplémentaires et très importantes des atrocités perpétrées depuis 2017, qui apportent pour la première fois un nombre important de preuves photographiques et qui montrent l’investissement du gouvernement central dans la campagne d’éradication du peuple ouïghour. Les premières analyses des fuites ont été publiées le premier jour de la visite de Michelle Bachelet, Haute Commissaire aux droits de l’homme, en Région ouïghoure. 

France 24, 23 mai 2022. « Droits humains en Chine : une visite de l’ONU en trompe l’œil ? » [en ligne] 2min

Enfermement de masse, travail forcé, stérilisations et annihilation culturelle : ce sont là les accusations formulées par les organisations de défense des droits de l’Homme contre la Chine au Xinjiang (il faudrait cependant ajouter génocide pour que cette liste soit plus complète). Des représentants des Nations unies se rendent sur place après 4 ans de négociations avec le régime de Beijing, mais beaucoup de spécialiste des droits humains craignent une visite faussée, et une impossibilité de constater les problèmes dans leur globalité. Les détails depuis la Chine avec Lou Kisiela, correspondante de France 24 à Shanghai.

ShareAmerica, 29 avril 2022 : « Garder la Culture Vivante » [en ligne]

Une très belle vidéo qui donne la parole à des Ouïghour-e-s de la diaspora installé-e-s en France. Ces derniers s’expriment sur la conservation et reproduction de leur langue et de leur culture, et ce que cela signifie pour elleux dans le contexte actuel. 

Brut.documentaires, 20 janvier 2022 : « L’histoire de Munire, ouïghoure en exil » [en ligne] 29min

La journaliste Yağmur Cengiz va à la rencontre de Munire, une jeune ouïghoure née à Ürümchi, capitale de la Région ouïghoure. Depuis 2015, elle vit en exil à Istanbul avec une partie de sa famille. En 2017, son père retourne en Chine, pensant qu’il ne risquait rien puisqu’il n’avait rien à se reprocher. Il est pourtant immédiatement arrêté à son arrivée à l’aéroport. Depuis 2017, son père n’est pas revenu en Turquie et ni elle, ni aucun membre de sa famille, n’a de nouvelles de lui. Réalisé en turc et sous-titré en français, ce documentaire offre une plongée dans la vie de Munire à Istanbul, où elle pratique le Taekwondo à un niveau élevé et est engagée dans plusieurs projets associatifs.

Raphaël Glucksmann, YouTube, 16 janvier 2022 : « Ouïghours – témoignages bouleversants de deux rescapées des camps chinois » [en ligne] 9min

Le député européen Raphaël Glusckmann publie sur sa chaîne YouTube une vidéo comportant les témoignages de Gulbahar Jalilova, cioyenne kazakhe, et Gulbahar Haitiwaji, qui vit depuis 15 ans en France, toutes les deux Ouïghoures et survivantes des camps de concentration chinois. Elles témoignent des atrocités qu’elles ont-elles-même vécu ainsi que d’autres femmes : la sinisation forcée, les tortures, le lavage de cerveau, le manque d’hygiène, les viols, les avortements et les stérilisations forcées, le trafic d’organes…

France 3 Grand Est, 24 novembre 2021. « Témoignage d’une Ouïghoure qui a fui la Chine et a trouvé refuge à Reims » [en ligne] 

Rizvan Kasimova est une femme ouïghoure. En 2011, elle a quitté le Kazakhstan et depuis elle vit à Reims, où elle apprend le français avec des bénévoles du Secours catholique. À la suite du début de la campagne de rééducation massive lancée en Région ouïghoure en 2017, Rizvan Kasimova est passée du statut d’exilée à militante pour défendre son peuple. Tout comme sa mère, Kamila Kasimova se mobilise sur les réseaux sociaux pour faire entendre la voix du peuple ouïghour et obtenir du soutien. Venez découvrir leur histoire à travers cette émission. 

L’Obs, 31 octobre. « Dis Oncle Obs… Pourquoi la Chine persécute-t-elle les Ouïgours ? » [en ligne] 4 min

François Reynaert revient ici, dans une vidéo hautement didactique, sur les origines de la persécution des Ouïghour-e-s par les autorités chinoises. S’adressant à un public qui ne connaît rien à la Chine, aux Ouïghour-e-s ou à leur région natale, le journaliste va au plus simple, sans pour autant tomber dans l’erreur. Il place la situation ouïghoure fermement dans le cadre de la conquête et colonisation du territoire par le régime chinois. Les violences dont la région a été témoin ces dernières deux décennies sont expliquées comme étant le résultat d’un sentiment de dépossession de la part des Ouïghour-e-s, ce qui est rafraichissant après nombre d’articles qui répètent la propagande islamophobe de l’Etat-parti chinois à propos d’une supposée menace islamiste ou djihadiste. Hormis un vocabulaire que nous jugeons de parfois trop sensationnel, il s’agit néanmoins d’une courte vidéo explicative fortement conseillée. 

Arte, 2021 : « Chine : le drame ouïghour » [plus disponible depuis le 7 juin 2022] 1h44min

Ce documentaire exceptionnel réalisé par François Reinhardt rassemble des interventions de chercheurs, d’anciens diplomates, des politiciens, ainsi que d’accablants témoignages d’Ouïghour-e-s rescapé-e-s de camps chinois et aujourd’hui réfugié-e-s en Europe. Il retrace la colonisation chinoise de la Région ouïghoure, l’assimilation et la sinisation forcée. Parmi les chercheurs interviewés, James Millward est connu pour avoir publié le premier ouvrage d’histoire générale de la Région ouïghoure, de la préhistoire à nos jours. Il a joué le rôle de conseiller historique dans le cadre de ce documentaire, ce qui lui donne une profondeur inédite par rapport aux reportages précédemment réalisés sur le sujet.

INA, 1 octobre 2021 : « La lente prise de conscience du sort des Ouïghours » [en ligne] 2min

Un bref récapitulatif de l’intérêt médiatique pour le peuple ouïghour et ses conditions de vie au sein des frontières de la RPC. 

EliJan, YouTube, 31 mai 2021 : « Comment faire du riz pilaf façon ouïghoure : Le polo » [en ligne] 8min

Elijan tient une chaîne YouTube sur la culture et la cuisine ouïghoure. Dans cette vidéo, il présente une recette de « polo » simple à réaliser. Comme le dit Elijan, le polo est un plat composé de viande d’agneau, de riz, de carottes, de raisins secs et de cumin. Il s’agit de l’un des plats les plus importants de la cuisine ouïghoure, dont la recette peut varier selon les villes et les régions. Retrouver la recette d’Elijan ici. 

Brut., 18 janvier 2021 : « Camps pour Ouïghours en Chine : une rescapée témoigne » [en ligne] 2min40

Le témoignage de Gulbahar Jalilova est recueilli en russe par l’émission C Politique de France 5.  Gulbahar a promis d’être la voix des femmes ouïghoures enfermées dans les camps chinois. Elle a noté le nom de 64 femmes et la raison pour laquelle elles ont été emprisonnées par les autorités chinoises : utilisation de Whatsapp ; voyage à l’étranger ; lecture du Coran ; port du voile… Madame Jalilova a passé 1 an, 3 mois et 10 jours dans une petite cellule avec plusieurs autres femmes. Elle témoignage aujourd’hui des atrocités qu’elle a vécues.

France 2, 11 janvier 2021 : « « Sans avoir commis de crime, je suis devenue criminelle » : le témoignage d’une Ouïghoure internée trois ans dans un camp de rééducation chinois » [en ligne] 2min 

France 2 met en avant le témoignage d’une femme ouïghoure survivante des camps de rééducation chinois, Gulbahar Haitiwaji, qui dénonce, dans son livre maintenant disponible en librairies, des mauvais traitements et de la sinisation forcée qu’elle a subi. Alors qu’elle était installée en France depuis plusieurs années, sa vie a basculé en 2016 lors d’un voyage sur le territoire chinois. Elle a été arrêtée, privée de son passeport et enfermée dans un camp d’internement. Sa famille s’est mobilisée pendant trois ans pour la faire libérer. Aujourd’hui, elle raconte.

Le Monde, 6 janvier 2021 : « Enquête vidéo : ce que les réseaux sociaux chinois révèlent des camps d’internement et du travail forcé des Ouïgours » [en ligne] 16min  

L’enquête vidéo du Monde révèle des images et des vidéos qui ont été recueillies sur les réseaux sociaux chinois ainsi que des vues satellites. Ils reflètent une réalité fortement éloignée de ce que revendique le discours chinois, confirmant l’existence des camps, de la détention massive ainsi que du travail forcé. 

EliJan, YouTube, 7 décembre 2020 : « Comment faire des spaghettis à la main : Leghmen (uyghur cuisine) » [en ligne] 11min

Elijan tient une chaîne YouTube sur la culture et la cuisine ouïghoure. Il présente dans cette vidéo la recette de leghmens. Il s’agit d’un plat de nouilles faites à la main, accompagnées d’une garniture composée d’agneau et de légumes : tomates, poivrons, courgettes, aubergines, ail et oignons. Venez découvrir la préparation de l’un des plats populaires les plus connus de la cuisine ouïghoure.

Rachida El Azzouzi, Mediapart, 22 novembre 2020 : « Gulbahar Jalilova, rescapée ouïghoure : ‘‘Nous ne sommes pas des êtres humains pour eux’’ » [en ligne] 43min

Gulbahar Jalilova, citoyenne kazakhe d’origine ouïghoure, raconte son histoire dans cette interview avec Mediapart, en présence de Dilnur Reyhan. Madame Jalilova faisait du commerce de vêtements entre son pays et la Région ouïghoure. Elle a été arrêtée à son hôtel. On lui attribue de force une carte d’identité́ chinoise, ce qui permet aux autorités chinoises de l’interner. Elle témoigne des atrocités et des humiliations perpétrées par des hommes chinois sur les femmes ouïghoures : torture, viol, stérilisation, avortement de force. Après les pressions de sa famille et une plainte transmise vers les gouvernements kazakh et russe, c’est finalement une action vers les Nations unies qui lui permettra d’être libérée. Maintenant, elle peut témoigner devant le monde. 

TV5 Monde Info, 2 septembre 2020 : « La diaspora Ouïghour en France résiste » [en ligne] 3min

La situation du peuple ouïghour, persécuté par le gouvernement de la RPC, commence à alarmer le monde. Rencontre avec Tursunjan à Paris. Son frère a aidé son neveu à fuir pour rejoindre Tursunjan en France. Depuis, le frère de Tursunjan a été condamné à 12 ans de prison. Tout comme Tursunjan, d’autres Ouïghour-e-s apprennent par leurs proches resté-e-s en Région ouïghoure que des membres de leur famille ont été envoyé-e-s dans des camps de concentration.

Brut., 28 juillet 2020 : « Comment le travail forcé des Ouïghours alimente l’industrie textile mondiale » [en ligne] 4min

Plusieurs marques (Adidas, Nike, Tommy Hilfiger, Lacoste, Calvin Klein…) sont accusées de travailler avec des sous-traitants qui ont recours au travail forcé des Ouïghour-e-s. On estime que 80% du coton chinois provient de cette région et qu’un vêtement sur 5 vendu dans le monde contient du coton ou du fil produit dans la Région ouïghoure. Une vidéo importante non seulement pour toute personne intéressée par la question du travail forcé, mais aussi pour tout consommateur qui se veut responsable dans ses choix. 

Melty, 13 juillet 2020 : « Une ouïghoure témoigne des persécutions en Chine » [en ligne] 9min

Dilnur Reyhan, sociologue et présidente de l’Institut ouïghour d’Europe, témoigne des atrocités (violences, lavage de cerveau, mauvaise hygiène, sinisation forcée, avortements, stérilisations, viols, trafic d’organes…) que subit son peuple. Les Ouïghour-e-s sont enfermé-e-s en raison de leur origine et de leur religion dans des camps de concentration en Chine. Explication de la situation ouïghoure. 

AJ+ français, 23 juin 2020 : « Ouïghours : Un trafic d’organes “halal” ? » [en ligne] 3min

Brève présentation de la problématique du trafic d’organes en Chine. Zumretay Arkin présente la situation en Région ouïghoure et explique pourquoi les Ouïghour-e-s de la diaspora craignent des meurtres de prisonniers pour alimenter le marché de trafic d’organes mondial. 

Brut., 22 décembre 2019 : « Comment les Ouïghours sont persécutés par l’État chinois » [en ligne] 9min

Ce reportage montre comment plusieurs personnes ont récemment dénoncé le fait que les autorités de la RPC aient mis en place une campagne de répression de masse dans toute la Région ouïghoure : sinisation forcée, maltraitance, lavage de cerveau, etc… Charles Villa, grand reporteur pour Brut., nous présente plusieurs lanceurs d’alerte, des victimes, et des personnes qui viennent en soutien aux Ouïghour-e-s : une victime anonyme ouïghoure, une adolescente américaine qui fait des millions de vues sur YouTube, le joueur de football Mesut Özul, Bénédicte Jeannerod, directrice de la branche françaises de Human Rights Watch, et Dilnur Reyhan, présidente de l’Institut ouïghour d’Europe.

France Culture, 5 décembre 2019 : « Sanubar Tursun : la voix des Ouïghours libérée » [en ligne] 3min

Sanubar Tursun est une musicienne et chanteuse ouïghoure très connue. Après plusieurs tournées en Europe et aux États-Unis, elle annule soudainement ses concerts prévus en France. Elle disparait pendant plus d’un an et ses proches, n’ayant aucune nouvelle d’elle, pensent qu’elle a été enfermée dans un camp de concentration chinois avec d’autres artistes, écrivaine-s, et personnalités ouïghoures importantes. Réapparue depuis, nous ne savons toujours pas où elle se trouvait pendant le temps de sa disparition. Venez découvrir cette vidéo, dont la bande son est composée de sa musique et de ses chants. 

Radio-Canada Info, 29 novembre 2019. « Les goulags chinois » [en ligne] 17min 

Vous avez ici une présentation de la situation en Région ouïghoure, avec comme point de départ le témoignage de Zumret Dawut. Le reportage donne la voix à des Ouïghour-e-s de Montréal, une communauté ouïghoure moins médiatisée en France que d’autres, et comporte un entretien avec Vanessa Frangville, professeure à l’Université libre de Bruxelles et membre de l’Institut ouïghour d’Europe. Un très bon reportage pour une présentation générale de la crise ouïghoure, bien qu’un peu daté maintenant.  

La chronique d’Aliette de Laleu, France Musique, 28 novembre 2019 : « La musique ouïghoure en péril ? » [en ligne] 2min

La chroniqueuse Aliette de Laleu présente les muqams, des grandes suites musicales comportant les chants d’une ou de plusieurs personnes, accompagnés d’instruments de musique traditionnels, et constituant l’âme de la culture ouïghoure. La présentation est accompagnée de vidéos filmées par Mukkadas Mijit, une ethnomusicologue ouïghoure qui souhaite préserver et faire connaître la culture ouïghoure en filmant des artistes ouïghour-e-s. Venez la regarder si vous voulez en apprendre plus sur ce style musical centrasiatique. 

Joris Zylberman, Asialyst, 23 novembre 2019. « Xinjiang : quel avenir pour la population ouïghoure ? » [en ligne]

Venez retrouver la conférence du 14 mai 2019 sur la Région ouïghoure et l’avenir des Ouïghour-e-s organisée par Asialyst et l’Institut des langues et civilisations orientales (Inalco). La liste des intervenants est comme suit : Angélique Forget et Antoine Védeilhé, deux journalistes basés en Chine qui ont réalisé un documentaire sur la situation en Région ouïghoure ; Dilnur Reyhan, sociologue et présidente de l’Institut ouïghour d’Europe ; Sabine Trebinjac, anthropologue et ethnomusicologue spécialisée sur la Région ouïghoure ; et Marc Julienne, chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS). Baptiste Fallevoz, chroniqueur et rédacteur en chef à France 24, journaliste à Asialyst et ancien correspondant en Chine, était le modérateur des discussions.

IODE European Uyghur Institute, 4 octobre 2019. « Norouz ouïghour 2019 à Paris » [en ligne] 2min 

En 2019, l’Institut Ouïghour d’Europe a organisé une célébration pour Norouz, le nouvel an ouïghour. Cet évènement très important dans la culture ouïghoure permet aussi de dénoncer la politique répressive du gouvernement chinois envers cette population turcique, qui demande avant tout d’être libre de s’exprimer culturellement et linguistiquement dans la Région ouïghoure. Vous pourrez y voir des femmes, des hommes et des enfants danser et chanter pendant les festivités. 

Arte, 10 mai 2019 : « Chine : Ouïghours, un peuple en danger » [plus disponible] 24min

Voici l’un des premiers reportages montrant des témoignages de réfugié-e-s ouïghour-e-s, réalisé par Antoine Vedeilhe et Angélique Forget. La vidéo présente la situation ouïghoure de manière accessible, présentant deux versions opposées des faits : celle des autorités chinoises, qui parlent de « camps de rééducation par le travail » pour combattre le terrorisme et l’extrémisme ; et celle de plusieurs témoins, qui dénoncent un endoctrinement forcé et des conditions de détention extrêmement difficiles.  Ce reportage montre que la survie même de la population ouïghoure est grandement menacée.  

Mukaddas Mijit, YouTube, 3 avril 2019 : « Un centre de transmission des muqam à Qumul » [en ligne] 10min

L’ethnomusicologue ouïghoure Mukkaddas Mijit s’est rendue en 2011 dans la ville de Qumul, en Région ouïghoure, où elle a réalisé un reportage qu’elle a récemment posté sur sa chaîne YouTube. Pour ce reportage, elle a recueilli plusieurs témoignages dont celui de Semet Esra, directeur du centre de transmission des muqams à Qumul. Les muqams sont de longues suites musicales centrales à la culture ouïghoure. Venez découvrir les témoignages de plusieurs artistes spécialistes des muqams.

AFP, 22 mars 2019. « Persécutés en Chine, des Ouïghours trouvent refuge à Istanbul » [en ligne]  2min

Voici le témoignage d’Omir Bekali, Kazakh d’origine ouïghoure, un survivant des camps de concentration chinois dans la Région ouïghoure. Monsieur Bekali vivait à Istanbul lors de la réalisation du reportage, comme des dizaines de milliers d’autres musulman-e-s turciques ayant fuis les persécutions du régime chinois. Il raconte ici son histoire. 

ShareAmerica, 12 décembre 2018. « Le récit de Mihrigul Tursun, survivante ouïghoure » [en ligne] 3min 

Mihrigul Tursun est une mère ouïghoure de 3 enfants qui vivait en Egypte. Puisque son mari travaillait beaucoup et ne pouvait pas l’aider à s’occuper de leurs triplés, elle décide en 2015 de rentrer en Région ouïghoure pour se faire aider par ses parents. A l’aéroport, elle s’est faite arrêtée par les autorités chinoises, menottée, une cagoule est placée sur la tête, puis elle est amenée en détention. Dans cette vidéo elle témoigne des traumatismes qu’elle a enduré aux mains des autorités chinoises lors de ses multiples détentions.

Nizami Gandjavi, YouTube, 24 juin 2016 : « Mukaddas MIJIT – Meddah, Ashiq et Dastanchi, les pratiques controversées de la culture ouïghoure » [en ligne] 24min 

Mukaddas Mijit est une ethnomusicologue et artiste indépendante. Elle intervient ici lors d’une conférence sur la culture, l’art et la langue ouïghoure. Elle fait part de ses recherches sur les artistes professionnel-le-s ouïghour-e-s qui se sont inspiré-e-s des milieux villageois et mettent en scène leurs talents en transmettant l’histoire de leur peuple. 

IODE European Uyghur Institute, YouTube, 2 juillet 2012. « Festival Ouïghour en France » [en ligne] 32min 

L’Association Oghouz, créée en 2011 à Paris, a organisé son premier festival ouïghour en France grâce au soutien de l’Université du Maine et de la ville Yvré de l’Evêque. Dans ce documentaire nous pouvons apercevoir un musicien nommé Shirzat et une exposition de photos, de vêtements et d’instruments traditionnels de la Région ouïghoure. Le festival consiste par ailleurs en l’organisation de conférences et de débats sur divers sujets, la dégustation de plats ouïghours, et propose d’assister à des spectacles de danse traditionnelle et de visionner des films documentaires. Tout cela est fait pour promouvoir la culture ouïghoure dans les universités françaises. 

Investigations, 1 novembre 2008. « La tragédie des Ouïghours » [en ligne] 21min

Marc Garmirian réalise un reportage, diffusé en 2008, qui souligne le colonialisme à l’œuvre en Région ouïgoure et l’assimilation de la population autochtone voulue par les autorités chinoises. A l’époque pourtant les Ouïghour-e-s ont toujours certains moyens de résistance et refusent de se mélanger aux Han autant que possible, malgré le fait qu’iels perdent du terrain tous les ans. Ce reportage montre bien cette ségrégation ainsi que la marginalisation économique des Ouïghour-e-s.  Un reportage intéressant pour ceux qui s’intéressent à la situation de la Région ouïghoure à la veille de l’accélération de la sinisation forcée et des politique génocidaires auxquelles les autorités ont recours aujourd’hui. 3) Articles et Billets de blog 

AFP, Arab News, 19 juin 2022. « Au Japon, une candidate d’origine ouïghoure appelle à ‘‘adopter la diversité’’ » [en ligne]

Portrait d’Arfiya Eri, une citoyenne japonaise d’origine ouïghoure, qui se lance comme candidate aux élections à la Chambre haute du Parlement au Japon. L’article comprend des extraits d’un entretien qu’elle a accordé à AFP, ainsi que des informations sur son parcours professionnel, ses opinion politiques ainsi que son regard sur la situation politique au Japon.

Serge Enderlin, Le Monde, 14 juin 2022. « Michelle Bachelet va quitter son poste aux Nations unies » [en ligne]

La Haut-commissaire aux droits de l’homme ne fera pas de deuxième mandat dans ce poste. Elle a annoncé sa décision peu après être rentrée d’un voyage en RPC où elle a gardé un silence presque complet à propos des politique génocidaires visant les Ouïghoures et autres peuples autochtones de la Région ouïghoure. Un article qui remet son inaction à la difficulté de travailler dans des institutions onusiennes infiltrées par des représentants chinois, mais qui finit par rappeler qu’il est tout de même attendu de Michelle Bachelet qu’elle publie le rapport longtemps demandé sur la crise ouïghoure avant de quitter son poste. 

Cédric Vallet, Alternatives économiques, 13 juin 2022. « Europe : vers une interdiction des produits issus du travail forcé » [en ligne]

Cet article, court et clair pour ceux qui ne connaissent pas bien le sujet, présente la réponse de l’Union européenne au travail forcé ouïghour. Le mouvement vers des mesures limitant les produits issus du travail forcé, qu’ils proviennent de la Région ouïghoure ou d’ailleurs, est en cours. Cependant, certains acteurs, et notamment la Commission européenne, cherchent à freiner les avancés. Pourtant, d’autres pays ont mis des mesures en place, et l’Union européenne se trouve de nouveau en retard sur la question ouïghoure sur le plan international. 

Nicolas Celnik, Libération, 11 juin 2022. « Ulnur Bozhykhan ou les oubliés kazakhs des ‘‘camps de rééducation’’ du Xinjiang » [en ligne]

Un article qui présente le témoignage d’Ulnur Bozhykhan, une Kazakhe qui a elle aussi subi les horreurs de la détention en camps de concentration chinois en Région ouïghoure. Son récit est similaire à celui d’autres détenues, tel que celui de Gulbahar Haitiwaiji par exemple, et permet de se rendre compte de la dévastation individuelle à grande échelle causée par cette campagne d’éradication non juste du peuple ouïghour mais de tous les peuples turcophones musulmans de la Région ouïghoure. 

Fanny Vaupres, La Croix, 10 juin 2022. « Xinjiang : les eurodéputés alertent face au risque de génocide » [en ligne]

Le Parlement européen a adopté de nouvelles résolutions à l’encontre du régime chinois, et exhorte la Commission et les États membres à réagir. Ils reconnaissent également un « risque sérieux de génocide ». Etant donné que l’Union européenne est le premier partenaire commercial de la Chine, et que cette dernière s’est auparavant montrée assez réticente à critiquer les politiques de la RPC dans la Région ouïghoure, ces mesures sont d’une grande importance dans l’évolution de la cause ouïghoure.

Anna Cavazzini, Raphaël Glucksmann et Yannick Jadot, Le Monde, 8 juin 2022. « Il est temps de bannir du marché européen les produits issus de l’esclavage, notamment des Ouïgours » [en ligne]

Une tribune signée par trois député-e-s européen-ne-s appelle à des mesures fermes pour faire face au travail forcé et spécifiquement à l’esclavage des Ouïghour-e-s. Ceci permettrait non seulement de « nettoyer » le marché européen, qui depuis des années est inondé de produits issus du travail forcé, et de tenir les multinationales européennes qui en profitent pour responsables, mais aurait également un impact sur les pratiques de la RPC.  

Tribune collective, Le Monde, 8 juin 2022. « Les preuves existent : Pékin a enfermé de façon arbitraire au moins un million de Ouïgours dans des camps et des prisons » [en ligne]

À la suite de la visite de Michelle Bachelet, Haut-commissaire aux droits de l’homme, en Région ouïghoure, une lettre ouverte déplore le fait que la représentante des Nations unies n’ait pas condamné les crimes contre l’humanité perpétrés dans la région et qu’elle a passé sous silence nombre des facettes de la répression en cours. Cette lettre est signée par de nombreux spécialistes de la Région ouïghoure et de la Chine et souligne le consens auquel est arrivé la communauté académique travaillant sur la Région ouïghoure, évoquant ce « qui peut raisonnablement être nommé un agenda génocidaire ». Une lecture qui est incontournable pour toute personne intéressée par la situation ouïghoure. 

Jean Quatremer, Libération, 6 juin 2022. « Travail forcé des Ouïghours : l’UE en quête d’une solution contre les importations » [en ligne]

Malgré des réticences de la part notamment de la Direction européenne du commerce, l’Union européenne devrait enfin bannir les produits issus du travail forcé ouïghour d’ici septembre. Cependant, cette même instance de gouvernance qui a freiné les efforts jusqu’ici pourrait encore entraver à l’adoption d’un texte de loi permettant de bloquer l’importation de tels produits. Une affaire encore en cours que nous invitons les lecteurs à suivre de près. 

Laurence Defranoux, Libération, 6 juin 2022. « Au Xinjiang, la Chine force sur le travail forcé » [en ligne]

Adrian Zenz, anthropologue spécialiste de la politique ethnique de la RPC qui a beaucoup travaillé sur la crise ouïghoure en cours, a publié un nouveau rapport sur le travail forcé. Ses révélations, ainsi qu’une explication plus générale du travail forcé des Ouïghour-e-s en RPC, sont exposés dans cet article. En fin de texte la journaliste évoque les réactions internationales à la continuation des programmes de travail forcé ouïghour, et les mesures prisent pour y faire face.  

Dilnur Reyhan, L’Obs, 4 juin 2022. « Le massacre de Tiananmen et la question de la décolonisation des peuples ouïgour, tibétain et mongol » [en ligne]

A l’occasion de la commémoration du massacre de Tiananmen, lorsque les autorités de la RPC ont violemment écrasé des manifestations pacifiques en 1989, Dilnur Reyhan, sociologue spécialiste de la diaspora ouïghoure et présidente de l’IODE, s’interroge sur ce que signifie cet héritage de la RPC pour les peuples non-han du pays. D’après elle, le régime chinois se montre impitoyable avec sa propre population, on ne peut donc rien attendre de plus envers les peuples qu’il a colonisé. Dilnur Reyhan appelle ici à la décolonisation de la Région ouïghoure, du Tibet et de la Mongolie intérieure parmi d’autres territoires. Une tribune fortement conseillée. 

Véronique Rautenberg, L’Obs, 3 juin 2022. « A Sète, le festival ImageSingulières met la photographie documentaire à l’honneur » [en ligne]

Les photographies de la Région ouïghoure de Patrick Wack sont mises à l’honneur dans cette exposition du festival ImageSingulières et est l’un des quatre photographes choisi-e-s pour présentation dans cet article. Venez découvrir quelques-unes de ses photos, ainsi qu’une brève explication de son parcours et de son projet. Nous espérons que cet aperçu vous donnera envie d’en voir plus. 

Pierre-Antoine Donnet, Asialyst, 2 juin 2022. « Xinjiang : la visite Potemkine de Michelle Bachelet » [en ligne]

Une analyse riche en détails de la visite de Michelle Bachelet, Haut-commissaire aux droits de l’homme des Nations unies, en Chine et spécifiquement dans la Région ouïghoure. Après une entrée en matière où l’auteur expose les critiques adressées à Mme Bachelet pour son manque de fermeté et son laisser-faire face à la manipulation de la visite par les autorités chinoises, le texte continue avec un résumé de sa visite. Il remet celle-ci dans un contexte plus général, évoquant la publication des « Xinjiang Police Files », puis continue en rapportant les réactions internationales à ces nouvelles révélations. 

Amnesty International, 28 mai 2022. « Chine, la visite de l’ONU n’a pas permis d’aborder les crimes contre l’humanité dans le Xinjiang » [en ligne]

Un article très critique envers la Haut-commissaire des droits de l’homme par suite de sa visite en Chine et le silence presque absolu qu’elle a gardé à propos de la situation en Région ouïghoure. Il contient des opinions sur la visite et le comportement de Michelle Bachelet ainsi qu’un résumé de ceux-ci et leur réutilisation dans l’appareil de propagande étatique chinoise. 

L’Obs avec AFP, L’Obs, 27 mai 2022. « Xinjiang : la visite de l’ONU récupérée par la propagande chinoise » [en ligne]

Venez découvrir comment les médias chinois utilisent déjà la visite de la Haut-commissaire aux droits de l’homme Michelle Bachelet pour alimenter leur propagande à propos des droits de l’homme en Chine et spécifiquement en Région ouïghoure. Son silence est vivement critiqué par des défenseurs des droits humains. 

Laurence Defranoux, Libération, 25 mai 2022. « Ouïghours : les ‘‘Xinjiang Police Files’’, des preuves vertigineuses des exactions » [en ligne]

Un jour après la publication des premiers articles présentant la fuite des « Xinjiang Police Files », voici un article qui résume bien leur contenu, contient certaines des photos fuitées, et replace le tout dans le contexte de ce que nous savions déjà sur la situation en Région ouïghoure.

L’Obs, 25 mai 2022. « Ce que l’on sait des ‘‘Xinjiang Police Files’’ sur les exactions anti-Ouïgours, qui mettent Pékin dans l’embarras » [en ligne]

Une présentation des « Xinjiang Police Files » qui les appelle une « fuite de fichiers attribués à la police chinoise ». Une fois que le texte ait rappelé le contexte immédiat de la publication de ces documents, notamment la confrontation entre les Etats-Unis et la Chine à propos de la situation ouïghoure ainsi que la visite de Michelle Bachelet, Haut-commissaire aux droits de l’homme, dans ce dernier pays, il décrit le contenu de la fuite et explique son importance. Il finit par rapporter les réactions des autorités chinoises ainsi que les réponses internationales à ces révélations.

Nathalie Guibert, Le Monde, 24 mai 2022. « Quand la Chine surveillait de trop près des diplomates européens en visite au Xinjiang » [en ligne]

Un des documents contenus dans la cache de documents piratés connu sous le nom de « Xinjiang Police Files » atteste du harcèlement par les autorités locales des représentants étrangers venus en Région ouïghoure à l’été 2018 pour éclaircir la situation des peuple autochtones de la région. Ordonnés par les échelons supérieurs de l’Etat, des agents ont suivi les étrangers de très près tout au long de leur voyage, et ont adopté des comportements intimidants et violents à leur égard. 

Bruno Philip, Le Monde, 24 mai 2022. « Répression contre les Ouïgours : ‘‘Réduire à néant les séparatistes et les traîtres !’’ » [en ligne]

Voici un article qui se concentre sur deux discours prononcés en 2018 par deux hauts placés du régime chinois : l’un par Chen Quanguo, à l’époque secrétaire du Parti communiste chinois du Xinjiang ; l’autre par Zhao Keshi, le ministre de la Sécurité publique de la RPC. Le texte présente bien les deux personnages, ainsi que le contexte de la Région ouïghoure : celui d’une situation sociale et politique volatile depuis des années, résultat de la colonisation de ce territoire par la RPC. L’objet spécifique de cet article permet de rentrer dans plus de détails à propos des discours prononcés que ne l’aurait fait un article plus général sur les « Xinjiang Police Files », et la publication comprend aussi des images qui ne figurent pas dans les autres sur ce sujet.  

Le Monde, 24 mai 2022. « Répression des Ouïgours : témoigner contre la machine à broyer chinoise » [en ligne]

Le jour de sa publication annonçant au monde la fuite des « Xinjiang Police Files », Le Monde publie un éditorial à propos des réactions de la maison de presse à ces documents, ainsi que les leçons qu’elle estime important d’en tirer. 

Nathalie Guibert, Le Monde, 24 mai 2022. « ‘‘Xinjiang Police Files’’ : révélations sur la machine répressive chinoise contre les Ouïgours » [en ligne]

Une nouvelle fuite très importante voit le jour. Cette cache de documents se compose d’une liste de 23 000 personnes détenues, plus de 5 000 photographies d’identité prises par la police entre janvier et juillet 2018, des milliers de manuels et de rapports, des traces photographiques d’exercices d’entrainement dans les centres de détention, ainsi que de nouveaux discours de dirigeants. Vue de l’intérieur du système hautement sécurisé actuellement en place en Région ouïghoure écrit par une journaliste familière avec la situation ouïghoure. Présenté de manière impactante, et contenant nombre de photos fuitées, cet article est à lire absolument ! 

AFP, Mediapart, 8 mars 2022. « Pékin accepte une visite de la responsable des droits humains de l’ONU en mai » [en ligne]

La Haut-commissaire aux droits de l’homme des Nations unies, Michelle Bachelet, va se rendre en Chine et dans la Région ouïghoure au mois de mai. Il s’agit d’une visite qui est attendue depuis longtemps. En effet après plusieurs refus, le gouvernement chinois a fini par accepter la visite de l’ancienne présidente du Chili. En avril, son équipe de collaborateur-e-s va se rendre sur place pour préparer la visite. Cependant le rapport des Nations unies tant attendu au sujet de la situation des Ouïghour-e-s n’a toujours pas été publié, ce qui inquiète les ONG et certains gouvernements. Ces derniers ont demandé un « accès significatif et sans entrave » à la Région ouïghoure. Cette visite sera suivie d’aussi près que possible par un grand nombre de personnes et d’organisations. 

Béligh Nabli, L’Obs, 8 février 2022. « Pour les Ouïghours, la pression politique n’est jamais inutile » [en ligne]

Un article d’opinion à propos des mesures, symboliques et autres, prises par différents acteurs pour faire cesser les mesures drastiques prisent par les autorités chinoises à l’encontre des Ouïghour-e-s. L’auteur finit par poser des questions clefs dans le débat sur les réponses appropriés à ces atrocités : « à défaut de véritable pouvoir coercitif, de sanction, est-il possible de poursuivre des relations ‘‘normales’’ avec un régime accusé de crimes contre l’humanité et de génocide ? Est-ce que la realpolitik a d’ores et déjà scellé le sort des Ouighours ? »

Midi libre avec AFP, 8 février 2022. « JO 2022 : positive au Covid, la ministre des Sports Roxana Maracineanu annule sa visite en Chine » [en ligne]  

Malgré l’annonce d’un boycott diplomatique des Jeux olympiques d’hiver de la part de plusieurs pays en raison de violations des droits humains, la ministre des Sports, Roxana Maracineanu, a tenu à se rendre en Chine pour soutenir les athlètes français-e-s. Cependant, après avoir testé positive au Covid-19, elle a été contrainte d’annuler sa visite. De ce fait, aucun-e représentante politique français-e n’a assisté à la cérémonie d’ouverture et aucun-e ne se rendra aux Jeux olympiques d’hiver à Beijing.

Arnaud Vaulerin, Libération, 7 février 2022. « Documentaire sur les Ouïghours : au cœur de la machine criminelle de Xi Jinping » [en ligne]

Un nouveau documentaire de Romain Franklin et François Reinhardt, diffusé sur Arte, est très apprécié par ce journaliste, qui en dit qu’il s’agit désormais d’un film référence sur l’entreprise concentrationnaire et génocidaire à l’œuvre en Région ouïghoure. Le film est d’une très grande richesse, comprend de nombreux entretiens avec des acteurs divers, et réussit à rentrer dans les détails, fournissant au spectateur une vision dense de la situation, sans pour autant le perdre dans une mer de connaissances spécifiques. Venez lire l’article si vous êtes toujours indécis à regarder le documentaire, Arnaud Vaulerin saura vous convaincre de prendre le temps de le découvrir. 

Le Figaro avec AFP, 6 février 2022.  « JO-2022 : les États-Unis critiquent le choix d’une athlète du Xinjiang pour porter la flamme olympique » [en ligne] 

L’ambassadrice américaine aux Nations unies, Linda Thomas-Greenfield, a critiqué le gouvernement chinois par suite de la désignation de Dinigeer Yilamujiang (la version sinisée de son nom ouïghour Dilnigar Ilhamjan), une athlète ouïghoure originaire de la ville d’Altay, comme porteuse de la flamme olympique à la fin de la cérémonie d’ouverture. Selon l’ambassadrice, cela a pour but de détourner les accusations de violations des droits humains du peuple ouïghour. Après cela, les États-Unis, le Canada, le Royaume-Uni, l’Australie, la Nouvelle Zélande, le Japon, la Lituanie et le Danemark ont chacun leur tour annoncé un boycott diplomatique de ces Jeux olympiques d’hiver. 

Franceinfo : sport avec AFP, 5 février 2022. « JO 2022 : Dinigeer Yilamujiang, dernière porteuse de la flamme, une Ouïghoure dans la lumière olympique » [en ligne]  

C’est la skieuse de fond ouïghoure Dinigeer Yilamujiang (la version sinisée de son nom ouïghour Dilnigar Ilhamjan) et Zhao Jiawen, un athlète chinois d’ethnie han, qui ont été désigné-e-s le 4 février pour conclure la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques 2022. Pour répondre au boycott diplomatique et aux accusations des pays occidentaux, les autorités chinoises diffusent cette cérémonie sur les médias et les réseaux sociaux en mettant en avant l’origine ouïghoure de Dilnigar Ilhamjan.

Claude Meyer, L’Obs, 28 janvier 2022. « La répression religieuse et culturelle en Chine à son paroxysme : islam ouïgour, bouddhisme tibétain et christianisme » [en ligne] 

Le sinologue Claude Meyer explique que les autorités chinoises s’en prennent non seulement à l’islam mais aussi au bouddhisme et au christianisme qui, d’après le régime, constitueraient des menaces pour la stabilité du Parti communiste chinois. 

RFI, 28 janvier 2022. « Ouïghours : la Chine prête à une visite de l’ONU mais sous conditions » [en ligne]  

Depuis trois ans les Nations unies négocient, sans succès, une inspection des camps d’internement dans lesquels le régime chinois enferme plus d’un million d’Ouïghour-e-s. Après les Jeux olympiques, Beijing ouvrira les portes de la Région autonome ouïghoure du Xinjiang à Michelle Bachelet, la Haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, mais seulement à certaines conditions. 

Amnesty International France, 26 janvier 2022. « La Chine accueille les JO… et enferme des musulmans dans des camps » [en ligne]  

Amnesty International France dénonce le fait que les autorités chinoises se servent de la forte médiatisation des Jeux olympiques d’hiver pour redorer l’image de la Chine sur la scène internationale. L’ONG rappelle alors les graves violations des droits humains dont est responsable le gouvernement chinois, ainsi que ses nombreuses atteintes à la liberté d’expression. Le communiqué cite notamment l’emprisonnement de la journaliste Zhang Zhan, de l’économiste ouïghour Ilham Tohti, du défenseur des droits humains Li Qiaochu, de l’avocat Gao Zhisheng et du moine tibétain Rinchen Tsultrim.

Nathalie Guibert, Le Monde, 25 janvier 2022. « Génocide des Ouïgours : Richard Ferrand empêche le vote d’un deuxième texte à l’Assemblée » [en ligne]  

Richard Ferrand, président de l’Assemblée nationale, empêche une seconde proposition de résolution à propos du peuple ouïghour, celui-ci dénonçant un « risque sérieux de génocide », à l’ordre du jour le 4 février 2022. Proposée par Frédérique Dumas et soutenue en amont par 50 députées, il semblerait que le président de l’Assemblée n’ait pas voulu froisser les autorités chinoises le jour de l’ouverture des Jeux olympiques de Beijing. En effet ce dernier a estimé qu’il s’agit du même sujet que la première proposition « Génocide des Ouïghours », votée le 20 janvier 2022, alors que les deux textes sont en réalité assez différents.

Frédéric Lemaître, Le Monde, 21 janvier 2022. « La Chine réagit avec retenue à une résolution sur les Ouïgours adoptée en France » [en ligne]

La réaction des représentants chinois au vote de la résolution pour la reconnaissance du génocide ouïghour à l’Assemblée nationale était prévisible. Ces derniers dénoncent une « ingérence grossière dans les affaires intérieures chinoises », mais ne vont pas plus loin. Il semblerait que le régime chinois juge devoir agir plus prudemment qu’auparavant dans ses relations diplomatiques avec les pays de l’Union européenne. 

L’Assemblée nationale, 20 janvier 2022. « Reconnaissance du Génocide des Ouïghours »  [en ligne]  

La résolution no 758 a été adoptée par l’Assemblée nationale le 20 janvier 2022. Elle porte sur la reconnaissance et la condamnation du caractère génocidaire des violences politiques systématiques ainsi que des crimes contre l’humanité actuellement perpétrés par la RPC à l’égard des Ouïghour-e-s. Découvrez le texte complet ici. 

Pierre-Antoine Donnet, Asialyst, 20 janvier 2022. « Ouïghours : l’Assemblée nationale française condamne un ‘‘génocide’’ au Xinjiang » [en ligne]

Pierre-Antoine Donnet annonce le vote favorable à la résolution de reconnaissance de génocide en cours en Région ouïghoure et partage son analyse avec les lecteurs. Il propose des cadres pertinents pour comprendre ce qui se déroule dans la région, revient sur la notion de génocide et finit avec une touche d’espoir en citant les propos de la rescapée Gulbahar Haitiwaji. Un article intéressant pour celleux qui souhaitent comprendre pourquoi la notion de génocide est applicable à la crise ouïghoure.

France24 avec AFP, 20 janvier 2022. « L’Assemblée nationale dénonce le ‘‘génocide’’ des Ouïghours par la Chine » [en ligne]

Un article apportant quelques précisions sur le vote pour la résolution pour la reconnaissance du génocide ouïghour à l’Assemblée nationale. 

France24 avec AFP, 20 janvier 2022. « Les députés français adoptent une résolution dénonçant le ‘‘génocide’’ des Ouïghours par la Chine » [en ligne]  

L’Assemblée nationale a adopté une résolution condamnant le génocide des Ouïghour-e-s par le régime chinois. C’est un vote symbolique et historique comptant 169 voix pour, 5 abstentions et 1 vote contre sur 175 parlementaires présent-e-s le jour du vote. 

Siegfried Forster, RFI, 20 janvier 2022. « Chine, le drame ouïghour », un « documentaire impact » au Fipadoc [en ligne]  

Le documentaire « Chine, le drame ouïghour » de François Reinhardt concourt dans la catégorie « Documentaire impact ». Le réalisateur souhaitait que son film ait un impact au niveau politique, et spécifiquement qu’il pousse les député-e-s à prendre des mesures concrètes pour aider les populations ciblées par cette campagne de répression et d’élimination. Il semblerait alors que son projet ait abouti. 

Yassine Benargane, Yabiladi, 2 janvier 2022. « Après l’intervention de l’ONU, le Maroc suspend l’extradition du militant ouïghour Idris Hasan » [en ligne]

Idris Hasan est un informaticien et militant ouïghour, arrêté au Maroc sur demande du gouvernement chinois. La procédure d’extradition qui allait commencer a pour l’instant été bloquée. Venez découvrir les détails de l’affaire.

L’Obs avec AFP, 26 décembre 2021. « La Chine nomme un nouveau responsable pour diriger le Xinjiang » [en ligne]

Ma Xingrui, ancien dirigeant de la province de Guangdong, remplace Chen Quanguo à la direction de la Région ouïghoure. Cet article revient sur les grands points de la répression des Ouïghour-e-s et autres peuples autochtones de la région, puis présente les deux hommes et les possibles implications du passage du pouvoir des mains de l’un aux mains de l’autre. 

Léa Masseguin, Libération, 24 décembre 2021. « Joe Biden interdit l’importation de produits issus du travail forcé des Ouïghours » [en ligne]

Nouvelles mesures aux Etats-Unis pour faire face au travail forcé ouïghour : les entreprises devront dès lors prouver que leurs sources d’approvisionnement ne sont pas teintées de travail forcé pour que ces derniers soient autorisés sur le marché étasunien. 

L’Obs avec AFP, L’Obs, 24 décembre 2021. « Travail forcé : les Etats-Unis se ferment aux importations du Xinjiang et mettent en garde les entreprises » [en ligne]

Le président américain, Joe Biden, a récemment signé une loi interdisant l’entrée sur le marché américain de produits provenant de la Région ouïghoure, sauf si les entreprises les important sont en mesure de prouver qu’ils n’ont pas été fabriqués avec du travail forcé. L’article contient le contexte qui a amené à la signature de ce texte, ainsi que des commentaires des représentants étasuniens et chinois à ce sujet.

Agence France-Presse, Mediapart, 21 décembre 2021. « Xinjiang : la Chine sanctionne quatre personnalités américaines » [en ligne]

Quatre membres de la Commission américaine sur la liberté religieuse internationale (USCIRF) ont été sanctionné par le gouvernement chinois par suite de sanctions étasuniennes sur des représentants chinois impliqués dans la répression des Ouïghour-e-s et autres peuples turciques de la Région ouïghoure.

François Bougon, Mediapart, 16 décembre 2021. « Le Maroc autorise l’extradition d’un militant ouïghour vers la Chine » [en ligne]

Basé en grande partie sur l’article précédemment écrit par ce journaliste sur le cas d’Idris Hasan, cette nouvelle publication intègre en plus les dernières actualités sur le cas du militant ouïghour accusé à tort de terrorisme : celles de la décision de l’extrader vers la Chine. Cet informaticien ouïghour, père de trois enfants, a auparavant été arrêté par les autorités marocaines sur demande du gouvernement de la RPC, et est actuellement en prison. A lire pour les personnes intéressées par le long bras de la Chine, qui s’étend même jusqu’à dans des organisations mondiales tel qu’Interpol. 

L’Obs avec AFP, L’Obs, 10 décembre 2021. « L’ONU se dit ‘‘troublée’’ par un rapport qui évoque un ‘‘génocide’’ des Ouïgours » [en ligne]

Réaction des Nations unies à la suite de la conclusion à laquelle est arrivée le Tribunal ouïghour, un tribunal d’opinion basé à Londres, qui mène un travail sur la répression en cours en Région ouïghoure depuis de nombreux mois. Crimes contre l’humanité et génocide, le représentant des Nations unies interrogé sur les conclusions du tribunal choisit de ne pas commenter ce deuxième terme.

Wang Zhao et AFP, Novethic, 10 décembre 2021. « Ouïghours : Pourquoi la France ne boycotte pas les Jeux Olympiques de Pékin » [en ligne]  

Alors que plusieurs pays tels que les États-Unis et le Royaume-Uni ont opté pour un boycott diplomatique des Jeux olympiques d’hiver de Beijing en raison de la persécution de la population ouïghoure, Emmanuel Macron juge ce geste « petit et symbolique » et préfère prendre une décision avec les autres membres de l’Union européenne. Néanmoins, une décision unanime des 27 paraît utopique tant les positions diffèrent. Autant dire que le président français ne souhaite pas boycotter et met en avant cette idée de décision collective comme excuse. 

Laurence Defranoux, Libération, 9 décembre 2021. « Le Tribunal ouïghour juge la Chine coupable de ‘‘génocide’’ » [en ligne]

Un tribunal d’opinion basé à Londres, le Tribunal ouïghour, vient de reconnaître que des crimes contre l’humanité et qu’un génocide sont perpétrés en RPC contre les Ouïghour-e-s et autres peuples turciques de la région. Les « emprisonnements, actes de tortures, viols, violences sexuelles, stérilisations forcées et autres actes inhumains », et « une surveillance invasive » ont été cités comme exemples de crimes contre l’humanité. Le génocide, quant à lui, a été conclu malgré l’absence de meurtres de masse en vertu de l’article II d de la Convention, notamment les mesures prises par les autorités pour entraver la reproduction biologique du groupe à travers les stérilisations forcées, les avortements, etc.

Laurence Defranoux, Libération, 9 décembre 2021. « Mamat Ablat, Ouïghour emprisonné en Chine, ‘‘est un garçon généreux et affectueux… Il se croyait à l’abri’’ » [en ligne]

Un scientifique ouïghour installé en France raconte la disparition de sa mère et de son frère, ainsi que l’internement successif d’autres amis et proches restés ou rentrés en Région ouïghoure depuis 2017. N’ayant toujours pas de nouvelles de sa mère octogénaire, il parle aux médias aujourd’hui dans l’espoir de faire libérer son frère, qui a reçu une peine de seize ans et demi de prison à la suite de sa sortie de camp de rééducation.

L’Obs avec AFP, L’Obs, 8 décembre. « Après l’Australie, le Royaume-Uni rejoint le boycott diplomatique des Etats-Unis aux JO de Pékin »

La décision de boycotter les Jeux olympiques de Beijing a été prise par le gouvernement du Royaume-Uni, suivant l’exemple de l’Australie et des Etats-Unis. Venez découvrir les raisons spécifiques de leur boycott ainsi que la réaction des autorités chinoises à celui-ci.

Félix Hurtubise, Journal Métro, 4 décembre 2021. « Une Montréalaise d’origine ouïghoure réclame un #NoBeijing2022 » [en ligne]  

Zumretay Arkin est une citoyenne canadienne d’origine ouïghoure habitant à Montréal. Elle est coordonnatrice de projet pour le Congrès mondial des Ouïghours. Cette organisation internationale milite pour que les droits de ce peuple turcique en Chine soient reconnus et pour que le régime chinois cesse de le persécuter. Elle mène actuellement une campagne contre les Jeux olympiques d’hiver avec le #NoBeijing2022. 

Institut ouïghour d’Europe, Association ouïghoure de France, Académie ouïghoure d’Europe, Congrès mondial ouïghour, L’Obs, 30 novembre 2021. « Pour contraindre un Etat à cesser ses crimes génocidaires, il faut d’abord reconnaître leur caractère génocidaire » [en ligne]

Tribune signée par quatre associations de la diaspora ouïghoure en Europe qui demandent à l’Assemblée nationale de voter une première proposition de résolution à propos du génocide ouïghour, et non une deuxième qui ne reconnaîtrait qu’un « risque de génocide en cours ». Le texte contient un communiqué officiel de la diaspora ouïghoure en France. Une lecture incontournable. En effet, il est impératif d’écouter les Ouïghour-e-s dans les débats dans lesquels iels sont les premier-ère-s concerné-e-s, et ce pour ne pas tomber dans le piège colonialiste de disqualifier leurs voix au profit de voix secondaires venant de personnes blanches. 

Pierre-Antoine Donnet, Asialyst, 13 novembre 2021. « Ouïghours : face à la répression au Xinjiang, ‘‘une course contre la montre’’ » [en ligne]

Entretien avec Assal Khamraeva, une Française d’origine ouïghoure, diplômée de l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) et de la Faculté de droit de l’Université de Bourgogne. Elle est historienne de l’Asie centrale, traductrice et représentante du Congrès mondial ouïghour en France. Elle répond ici à onze questions du journaliste à propos de la situation en Région ouïghoure.

François Bougon, Mediapart, 26 octobre 2021. « Arrêté au Maroc, un militant ouïghour craint d’être expulsé vers la Chine » [en ligne]

Idris Hasan, un informaticien et militant ouïghour, père de trois jeunes enfants, a été arrêté par les autorités marocaines dès son arrivée au pays depuis la Turquie. Accusé de terrorisme par le régime chinois, et même placé sur la liste rouge d’Interpol, la réelle raison pour laquelle les autorités de la RPC souhaitent son retour en Chine est qu’il a mis ses compétences professionnelles au service de la cause ouïghoure. Un article très intéressant et bien écrit, qui comprend également une section sur l’instrumentalisation d’Interpol par le régime chinois.

Cate Cadell, Reuters, 17 octobre 2021. Traduit par le blog Silk Road. « Une entreprise américaine d’électronique emploie des Ouïghours déplacés de force » [en ligne]

Le fabricant américain de télécommandes Universal Electronics Inc (UEIC.O) a déclaré à Reuters qu’il avait conclu un accord avec les autorités du Xinjiang pour transporter des centaines de travailleurs ouïghours vers son usine de la ville de Qinzhou, le premier cas confirmé de participation d’une entreprise américaine à un programme de transfert décrit comme du travail forcé.

Adrian Zenz et Erin Farrell Rosenberg, Foreign Policy, 10 octobre 2021. « Pékin planifie un lent génocide au Xinjiang » [en ligne]

Les propres mots des responsables chinois parlent des plans visant à réduire les naissances chez les Ouïghours. Venez découvrir le concept de « génocide lent » et comprendre comment le génocide biologique en cours en Région ouïghoure correspond à la définition de ce concept.

James Gregoire, Mediapart, 2 octobre 2021. « À Paris, de jeunes manifestants pour sensibiliser au génocide ouïghour » [en ligne]

Un article rapportant la marche demandant, entre autres, la reconnaissance du génocide ouïghour par la France, organisé par plusieurs organisations ouïghoures d’Europe dont l’Institut ouïghour d’Europe (IODE). Un article très complet qui présente la situation en Région ouïghoure, les différentes réponses internationales, et inclut les perspectives de plusieurs personnes impliquées dans la cause. 

Association Sherpa, SOS Racisme, ATTAC, Collages féminicides Paris, L’Obs, 30 septembre 2021. « Pour faire entendre la voix du peuple ouïgour » [en ligne]

Une tribune signée par quatre associations de défense des droits humains, dans laquelle ces derniers affirment leur soutien à la diaspora ouïghoure et au peuple ouïghour de manière plus générale. Publiée la veille d’une grande marche qui appelle à la cessation des politiques répressives mises en œuvre par le gouvernement chinois à l’encontre des Ouïghour-e-s et autre peuples autochtones de la région ainsi que la reconnaissance du génocide ouïghour par les autorités françaises, les organisations signataires de ce texte appellent à un soutien général de ces demandes de la part de membres du public. 

Arnaud Vaulerin, Libération, 10 septembre 2021. « A Londres, esquisses de justice pour les Ouïghours » [en ligne]

Annonce de la deuxième séance du Tribunal ouïghour, basé à Londres. Il s’agit d’une occasion pour les Ouïghour-e-s et autres victimes des politiques répressives du régime chinois de se faire entendre. Il constitue également un point de départ possible pour des futures actions en justice. Un travail très important malgré le fait que, puisqu’il ne s’agit que d’un tribunal d’opinion, le Tribunal ouïghour ne pourra pas émettre de jugement à valeur juridique sur la question. Nous vous invitons à lire cet article pour comprendre l’importance de ce tribunal. 

L’Obs avec AFP, L’Obs, 6 septembre 2021. « Allemagne : des entreprises accusées de ‘‘profiter’’ du travail forcé de Ouïghours en Chine » [en ligne]

Le Centre européen pour les droits constitutionnels et les droits humains (ECCHR), une ONG basée à Berlin, a porté plainte contre plusieurs entreprises allemandes pour « complicité présumée de crimes contre l’humanité ». Les détails de cette action et des entreprises visées sont à découvrir en lisant l’article. 

Meghan Roos, NewsWeek, 7 août 2021. Traduit par le blog Silk Road. « La ‘‘rééducation’’ au Xinjiang : des aiguilles dans le ventre des femmes enceintes » [en ligne]

Hormis quelques problèmes de traduction, à commencer par une traduction incomplète du titre, un article utile et important pour celleux intéressé-e-s par la question des violences de genre dans le génocide en cours en Région ouïghoure. Venez découvrir dans ce texte les horreurs des « camps de rééducation » pour les Ouïghour-e-s qui sont en train d’être révélées au grand jour, grâce à un tribunal indépendant qui se réunit actuellement à Londres.

Cate Cadell, Reuters, 3 août 2021. Traduit par le blog Silk Road. « Les politiques de la Chine pourraient empêcher des millions de naissances ouïghoures » [en ligne]

Le blog Silk Road continue à rendre accessible au monde francophone des articles récemment publiés en anglais. Ici, un article sur un nouveau rapport du chercheur Adrian Zenz. Les politiques chinoises de contrôle des naissances pourraient réduire de 2,6 à 4,5 millions les naissances des Ouïghour-e-s et d’autres peuples turciques dans le sud de la Région ouïghoure d’ici 20 ans, soit jusqu’à un tiers de la population turcique prévue dans la région.

Isobel Cockerell, Codastory, 28 juillet 2021. Traduit par le blog Silk Road. « Un officier de police décrit la torture dans les centres de détention ouïghours » [en ligne]

Un témoignage donné devant un tribunal de Londres décrit en détail la traque, la détention et les mauvais traitements infligés aux peuples autochtones turciques en Région ouïghoure. Les détails du témoignage d’un officier de police sont à découvrir en lisant cette traduction.

Skynews, 21 juillet 2021. Traduit par le blog Silk Road. « Les Ouïghours sont ‘‘traités pire que des chiens’’ dans les camps du Xinjiang » [en ligne]

De nouveaux témoignages entendus dans le cadre du Tribunal ouïghour, un tribunal d’opinion indépendant constitué à Londres pour répondre aux crimes commis par les autorités chinoises en Région ouïghoure, révèlent les horreurs des camps. Une autre traduction importante du blog anonyme Silk Road.

Ursula Gauthier, L’Obs, 9 juillet 2021. « La Belgique s’engage pour les Ouïgours : ‘‘Arrive un moment où on doit arrêter l’hypocrisie’’ » [en ligne]

Le Parlement belge a voté une résolution dénonçant un « risque sérieux de génocide » à l’encontre des Ouïghour-e-s. Une des figures clefs de cette reconnaissance est Paul Magnette, président du Parti socialiste belge et bourgmestre de Charleroi, une des premières villes à s’être engagé aux côtés du peuple ouïgour en signant une charte de solidarité avec ce dernier. Le député répond dans cet article aux questions de la journaliste à propos de la situation ouïghoure, des réactions belges ainsi que ses propres engagements dans la lutte pour les Ouïghour-e-s. 

Pierre-Antoine Donnet, Asialyst, 3 juillet 2021. « Photographie : ‘‘Dust’’ de Patrick Wack, la poussière du Xinjiang » [en ligne]

Entretien avec Patrick Wack, photographe autodidacte, à propos de son nouveau livre de photographies de la Région ouïghoure. Entre 2016 et 2019 il a capturé les transformations de la région et de ses habitants à l’aide de son appareil photo. Un échange passionnant.

RFI, 1 juillet 2021. « Travail forcé des Ouïghours : enquête ouverte en France contre quatre géants du textile » [en ligne]  

Une plainte a été déposée à Paris contre Fast Retailing, Inditex, SMCP et Skechers par l’association anti-corruption Sherpa, le collectif Éthique sur l’étiquette, l’Institut ouïghour d’Europe (IODE) ainsi qu’une Ouïghoure ayant été internée dans un camp d’internement chinois. Un moment important dans la lutte contre le travail forcé ouïghour en France.

Samuel Cogolati, Ecolo, 15 juin 2021. « Vote historique : la Belgique reconnaît le risque sérieux de génocide contre les Ouïghours ! » [en ligne]  

Après le Canada, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Lituanie, et la Tchéquie, la Belgique, à travers son parlement, devient le 6ème pays au monde à reconnaître les crimes contre l’humanité perpétrés contre le peuple ouïghour. Le parlement reconnaît de plus un risque sérieux de génocide, mais ne reconnaît pas que celui-ci est déjà en cours de perpétration. Cette reconnaissance eut lieu grâce notamment à la mobilisation du député fédéral Ecolo-Groen, Samuel Cogolati, investit auprès des Ouïghour-e-s depuis février 2021.

Amnesty international, 10 juin 2021. « Ouïghours : endoctrinés et torturés dans des camps d’internement » [en ligne]

Voici un rapport d’Amnesty international sur la situation en Région ouïghoure. Le rapport complet n’est que disponible en anglais, mais il en existe un résumé téléchargeable en français pour les non-anglophones. 

L’Obs avec AFP, L’Obs, 4 juin 2021. « L’horreur des camps de Ouïghours au Xinjiang racontée à Londres » [en ligne]

Un autre article sur l’ouverture du Tribunal ouïghour de Londres. Cet article contient des propos cités des rescapé-e-s Qelbinur Sidik et Omir [Omar] Bekali, ainsi que du président de ce tribunal d’opinion, Geoffrey Nice. Il inclut également des propos de représentants chinois.

Le Parisien avec AFP, 4 juin 2021. « ‘Tribunal ouïghour’ : à Londres, experts et avocats examinent le traitement infligé à la minorité musulmane au Xinjiang » [en ligne] 

La première session du Tribunal ouïghour de Londres s’est tenu du 4 au 7 juin 2021. Le but de ce tribunal est d’examiner les preuves de la culpabilité de la RPC vis-à-vis des « crimes contre l’humanité » et du « génocide » qu’elle est accusée de perpétrer à l’encontre du peuple ouïghour. Ce tribunal indépendant consiste en une série d’auditions de témoins et est composé d’avocat-e-s et d’expert-e-s en droits humains ayant déclaré leur impartialité et leur engagement à fonder leur avis sur des preuves tangibles. Le gouvernement chinois n’a pas répondu à la demande de preuves pouvant contredire les témoignages formulés par le tribunal.

L’Obs avec AFP, 25 mai 2021. « Lavage de cerveau et viol collectif : le glaçant témoignage d’une rescapée d’un camp de ‘‘rééducation’’ chinois » [en ligne]

Le témoignage de Sayragul Sauytbay est à découvrir ici, ainsi qu’un contexte dans lequel le placé. Ce texte rapporte l’histoire de cette Kazakhe de nationalité chinoise qui a passé quatre mois en camp de rééducation en tant que professeure. Beaucoup de citations directes sont inclues dans l’article, ainsi que des vidéos, ce qui donne la parole à la témoin de manière très directe.

AFP, 22 mai 2021. « La Lituanie quitte un groupe de coopération avec la Chine » [en ligne]  

Le parlement lituanien a reconnu le génocide du peuple ouïghour perpétré par le régime chinois. En plus de cela, le pays soutient Taïwan, a reçu des réfugiés hongkongais et enfin est sorti des accords commerciaux 17+1 entre la Chine et l’Union européenne. Le gouvernement lituanien a montré qu’il ne souhaite pas collaborer avec un pays qui viole les droits humains. Le gouvernement chinois a répondu à ces actions en bloquant les exportations vers la Lituanie.

L’Obs avec AFP, 19 mai 2021. « Xinjiang : la population baisse, Pékin accusé de stérilisations forcées » [en ligne]

Cet article, qui prend pour point de départ le témoignage de Qelbinur Sedik, une femme Ouzbèke de nationalité chinoise qui a subi une stérilisation forcée sur ordre des autorités chinoises, permet de rapporter sur les recherches faites à ce sujet. La stérilisation forcée s’est systématisée en Région ouïghoure ces dernières années, et la forte baisse des naissances qui en découle pourrait conduire à l’extinction des peuples autochtones dans la région. 

Shohret Hoshur et Joshua Lipes, Radio Free Asia, 16 mai 2021. Traduit par le blog Silk Road. « Le directeur d’une école ouïghoure condamné à 14 ans de prison » [en ligne]

Ahmetjan Juma, connu pour ses travaux de traduction, a été accusé de posséder un livre « extrémiste ». Son histoire est à découvrir dans cette traduction de l’article de Radio Free Asia, un média extrêmement important dans la couverture des événements se déroulant en Région ouïghoure.

Sayragul Sauytbay et Alexandra Cavelius, The Sydney Morning Herald (SMH), 9 mai 2021. Traduit par le blog Silk Road. « Enseigner aux morts-vivants : ma salle de classe au Xinjiang » [en ligne]

Sayragul Sauytbay, une Kazakhe originaire du nord de la Région ouïghoure, a réussi à fuir la RPC et raconte aujourd’hui son expérience des camps de détention où elle a été contrainte par les autorités chinoises d’être professeure pour les autres détenu-e-s. Dans cet extrait de son livre, où elle raconte son histoire de son enfance à sa nouvelle vie de réfugiée politique en Europe, elle revit une journée d’horreur dans une « salle de classe » du camp.

Abdulhakim Idris, Bitter Winter, 6 mai 2021. Traduit par le blog Silk Road. « 900 000 enfants ouïghours : Les plus tristes victimes du génocide » [en ligne] 

Un article très important qui fait état de la situation des enfants ouïghours séparés de leur famille. Ils sont nombreux à être envoyés dans des orphelinats chinois, obligés de vivre dans des familles chinoises han, ou laissés sans abri. Ils ne sont pas autorisés à rejoindre leur famille dans le cas où ils ont des parents ou des proches qui vivent à l’étranger. La séparation intergénérationnelle à grande échelle et organisée par l’Etat pourrait constituer un élément permettant de juger qu’un génocide est en cours en Région ouïghoure. 

Peter Mattis, Foreign Policy, 6 mai 2021. Traduit par le blog Silk Road. « Oui, les atrocités commises au Xinjiang constituent un génocide » [en ligne]

Les paroles et les actes du régime de la RPC mettent en évidence l’intention d’éliminer les Ouïghour-e-s en tant que peuple. Le débat terminologique houleux à propos de l’appellation de génocide n’est toujours pas assez bien compris en France, où règne un conservatisme nuisible à la cause ouïghoure. Venez découvrir l’explication de pourquoi les politiques déployés en Région ouïghoure contre les populations turciques sont constitutives de génocide, et pourquoi il est important de reconnaître le phénomène à l’œuvre. 

Agence France-Presse, Mediapart, 22 avril 2021. « Une organisation ouïghoure appelle la France à reconnaître le ‘‘génocide des Ouïghours’’ » [en ligne]

Des courriers écrits par l’Institut ouïghour d’Europe, adressés au président français Emmanuel Macron et au chef de la diplomatie Jean-Yves Le Drian, appellent ces derniers à « reconnaître le caractère génocidaire » des politiques visant le peuple ouïghour. Venez découvrir une partie de l’argumentaire mis en avant par l’IODE ici.

Le Monde avec AFP, Le Monde, 9 avril 2021. « Travail forcé des Ouïgours : une plainte déposée en France contre quatre multinationales de l’habillement » [en ligne]

Trois associations et une rescapée des camps de rééducation portent plainte contre les sociétés Inditex, Uniqlo, SMCP et Skechers pour « recel de travail forcé et de crimes contre l’humanité ». Venez lire cet article pour en savoir plus sur cette affaire juridique en cours ainsi que sur le travail forcé en Région ouïghoure. 

Olivier Faure, Iratxe García Pérez, Sylvie Guillaume, Éric Andrieu, Aurore Lalucq, Pierre Larrouturou et Nora Mebarek, Les invités de Mediapart, 31 mars 2021. « Aucune menace ne nous empêchera de soutenir les Ouïghours » [en ligne]  

Le gouvernement de la RPC a menacé plusieurs eurodéputés et chercheurs et les interdit désormais de se rendre en Chine ou d’entretenir de liens commerciaux avec des acteurs du pays. Ces interdictions s’étendent également aux familles des individus concernés. Les députés et eurodéputés signataires de cette tribune affirment leur soutien aux individus sanctionnés, se joignent au combat, et exhortent l’Union européenne de ne pas rester passive face à ces agressions. 

Agence France-Presse, Mediapart, 26 mars 2021. « Ouïghours : Pékin sanctionne 9 personnalités et 4 entités britanniques » [en ligne]

A la suite des sanctions contre des personnes et entités européennes, le gouvernement chinois a annoncé des sanctions contre neuf citoyen-ne-s britanniques. La liste inclut des parlementaires de haut rang, ainsi que quatre entités accusées de « répandre des mensonges » au sujet de la situation des droits humains dans la Région ouïghoure.

Simon Leplâtre, Le Monde, 25 mars 2021. « Appels au boycottage en Chine contre les marques qui refusent l’utilisation du coton du Xinjiang, lié au travail forcé des Ouïgours » [en ligne]

Les consommateurs chinois, incités par des internautes nationalistes puis par les médias d’Etat de la RPC, répondent aux annonces comme quoi certaines multinationales vont renoncer à utiliser du coton produit en Région ouïghoure avec leur propre boycott. Des grandes marques comme H&M sont les plus touchés et semblent déjà regretter leur prise de position. 

Pierre-Antoine Donnet, Asialyst, 23 mars 2021. « Xinjiang : l’Occident sanctionne la Chine, le régime de Pékin isolé » [en ligne]

Un article détaillé sur l’initiative coordonnée d’adoption de sanctions à l’encontre de certains responsables chinois de la répression en Région ouïghoure, de la part de l’Union européenne, du Royaume-Uni, du Canada et des États-Unis.

AFP avec le Journal de Montréal, 23 mars 2021. « Les Européens protestent contre les « méthodes inacceptables » de la Chine » [en ligne]   

Plusieurs pays européens ont pris des mesures en 2021 face à un Etat chinois de plus en plus agressif envers les Ouïghour-e-s. En réponse à cela, le gouvernement chinois a sanctionné des institutions et des député-e-s européen-ne-s. 

Frédéric Lemaître et Jean-Pierre Stroobants, Le Monde, 23 mars 2021. « Ouïgours : les ‘‘sanctions ciblées’’ de l’Union européenne provoquent une riposte chinoise » [en ligne]

Par suite de sanctions ciblées de la part de l’Union européenne contre quelques officiels et une organisation qui jouent un rôle important dans les politiques répressives à caractère génocidaire mises en œuvre en Région ouïghoure, les autorités de la RPC répondent avec leurs propres sanctions. Article à lire pour le détail des sanctions ainsi que pour découvrir d’autres réponses internationales à ce qu’il se passe actuellement au nord-ouest de la Chine.

Laurence Defranoux, Libération, 23 mars 2021. « Raphaël Glucksmann : ‘‘La Chine m’exhorte à faire mon autocritique’’ » [en ligne]

Voici un entretien avec Raphaël Glucksmann, eurodéputé très investi dans la cause ouïghoure. L’échange porte sur les sanctions imposées par le régime chinois sur des politiques, chercheur-se-s et institutions européennes, parmi lesquels se trouve l’eurodéputé.

Le Monde avec AFP, 22 mars 2021. « Ouïgours : l’Union européenne prend des sanctions contre la Chine, qui réplique » [en ligne]  

L’Union européenne suit les États-Unis, le Canada et le Royaume-Uni dans des sanctions qui visent des responsables chinois régionaux et locaux accusés de « graves atteintes aux droits [humains] » envers les Ouïghour-e-s. Le gouvernement chinois répond en déclarant des représailles contre des responsables européens.

Amnesty International, 19 mars 2021. Chine. « Les parents d’enfants ouïghours disparus décrivent l’horreur de la séparation » [en ligne]  

Amnesty International a interrogé six familles ouïghoures vivant actuellement en exil en Australie, au Canada, en Italie, aux Pays-Bas et en Turquie. Leur fuite et leur exil ont conduit à une séparation intergénérationnelle et un déchirement familial. Certains parents ont souhaité partager publiquement leur histoire dans l’espoir d’être de nouveau réunis avec leurs enfants. 

Agence France-Presse, Mediapart, 17 mars 2021. « Chine : l’UE insiste pour rencontrer un Ouïghour condamné à vie » [en ligne]

Une source diplomatique révèle aux journalistes de l’AFP que les négociations entre les représentant-e-s européen-ne-s et les autorités chinoises font impasse à cause de l’insistance des premiers à rencontrer Ilham Tohti, intellectuel ouïghour emprisonné à vie. Article à lire pour celleux qui s’intéressent aux réponses européennes à la crise en Région ouïghoure.

Agence France-Presse, Mediapart, 10 mars 2021. « Ouïghours : stérilisations forcées et détentions massives ‘‘attestées’’, selon Paris » [en ligne]

Le gouvernement français reconnaît et dénonce certaines exactions contre les Ouïghour-e-s, notamment les « stérilisations forcées, les abus sexuels dans les camps, les disparitions, les détentions massives, le travail forcé, la destruction du patrimoine culturel à commencer par les lieux de culte [et] la mise sous surveillance de la population ». Venez découvrir les autres propos et réactions des autorités françaises aux abus perpétrés en Région ouïghoure dans cet article.

Pierre-Antoine Donnet, Asialyst, 8 mars 2021. « Camps au Xinjiang : malgré les témoignages de tortures et de viols, Pékin persiste à nier » [en ligne]

Alors que les témoignages, surtout de femmes, se multiplient et que la réalité de la situation en Région ouïghoure est de mieux en mieux connue dans le monde, le régime chinois continue à nier toute mauvaise conduite de la part des autorités. Un autre article très riche de Pierre-Antoine Donnet.

Elsa Vigoureux, L’Obs, 4 mars 2021. « La rencontre de ces trois-là a rendu la cause ouïgoure puissante en France » [en ligne]

Un article sur Dilnur Reyhan, sociologue et présidente de l’Institut ouïghour d’Europe, Raphaël Glucksmann, eurodéputé, et Pierre -Natnaël Bussière, attaché parlementaire de ce dernier. Ces trois personnes ont travaillé ensemble pour mobiliser la jeunesse française à propos de la question ouïghoure, et le résultat a été un grand succès. 

Stéphanie Marteau, Le Monde, 25 février 2021. « Travail forcé des Ouïgours en Chine : une plainte déposée en France contre Nike, des influenceurs se mobilisent » [en ligne]

Nike est poursuivi en justice par l’Association des Ouïghours de France, une des deux associations basées à Paris représentant la diaspora ouïghoure. La multinationale est accusée de « pratiques commerciales trompeuses et complicité de recel de travail forcé » et se voit attaquée sur les réseaux sociaux, avec des influenceurs en chef de file. Article à lire pour en savoir plus sur le travail forcé ouïghour dans les usines de sous-traitants Nike en Chine. 

Agence France-Presse, Mediapart, 22 février. « Ouïghours : Pékin loue sa défense « éclatante » des droits de l’homme » [en ligne]

Un article qui rapporte les propos des autorités chinoises à propos de la situation des droits humains au Tibet et en Région ouïghoure. La volonté de redéfinir ce que constitue les droits humains est à l’évidence dans les citations de représentants de la RPC. Ils contrastent fortement avec les vues de la situation de l’extérieur du pays. A lire pour se familiariser avec le discours de propagande de l’Etat-parti chinois. 

Blog de Michel-Lyon, Le Club de Mediapart, 11 février 2021. « RC 133. Réveille-toi Poème Ouïghour (1921) » [en ligne] 

Abduhalik Uyghur était un poète ouïghour. Il a étudié les classiques arabes, persans et ouïghours, puis a étudié le chinois dans une école chinoise à Turpan. Après 1923, il a voyagé en URSS où il a découvert les œuvres incontournables de la littérature russe comme celles de Tolstoï et Pouchkine. Il a écrit le célèbre poème nationaliste ouïghour « Réveille-toi ». Voici une version française de ce poème !

Pierre-Antoine Donnet, Asialyst, 5 février 2021. « Camps au Xinjiang : le viol est une pratique courante, selon des témoignages à la BBC » [en ligne]

Un article qui rapporte des révélations de la BBC à propos des viols systématiques perpétrés dans les centres de rééducation en Région ouïghoure. Plusieurs femmes ont raconté leurs histoires déchirantes aux journalistes du média britannique, tissant un tableau fortement dérangeant. Article très complet et source incontournable pour toute personne intéressée par la question de la violence de genre dans la situation ouïghoure.

RFI-AFP, 23 janvier 2021. « Canada : le Parlement reconnait un ‘‘génocide’’ contre les Ouïghours, protestation de la Chine » [en ligne]  

Le 22 février 2021, le parlement canadien a reconnu le génocide ouïghour. La résolution a été adoptée à 266 voix sur 338. L’ambassade de Chine au Canada a critiqué cette proposition et l’a appelé un « acte honteux », puis les député-e-s canadien-ne-s « hypocrites et éhontés ». De plus, un amendement à la motion demandant que les Jeux olympiques d’hiver de Beijing de 2022 soient annulés si le génocide se poursuit a également été adopté.

TV5 Monde avec AFP, 22 janvier 2021. « États-Unis : l’administration Biden dénonce aussi un ‘‘génocide’’ des Ouïghours par la Chine » [en ligne]  

La nouvelle administration américaine accuse le régime chinois de mener une politique répressive contre la population ouïghoure. Le secrétaire d’État désigné par Joe Biden, Antony Blinken, a affirmé le 19 janvier 2021 partager l’accusation de génocide lancée par son prédécesseur Mike Pompeo.

Harold Thibault, Le Monde, 19 janvier 2021. « J’étais morte de l’intérieur » : une Ouïgoure rescapée des camps de rééducation en Chine témoigne » [en ligne]                                                                    

Gulbahar Haitiwaji, une femme ouïghoure résidant en France, a été victime d’un piège pour la faire rentrer en Région ouïghoure en fin 2016. Peu de temps après son arrivée sur le sol chinois elle est arrêtée et envoyée en camps de rééducation où elle a été sujette au lavage de cerveau, à la famine, au froid, etc. Elle est enfin libérée suite à l’intervention de sa famille et du gouvernement français. Maintenant, elle raconte. 

Le Figaro, 17 janvier 2021. « Ouïghours : Londres exhorte Pékin à accepter une visite de l’ONU » [en ligne]  

En 2021, le gouvernement du Royaume-Uni a pris des mesures pour empêcher les marchandises liées au travail forcé des Ouïghour-e-s d’arriver jusqu’aux consommateurs britanniques. Le sort infligé aux Ouïghour-e-s est « absolument honteux, révoltant, choquant », a déclaré Dominic Raab, le chef de la diplomatie britannique. Il ajoute qu’il faut permettre au commissaire des Nations unies sur les droits humains de visiter et d’avoir accès à la Région ouïghoure.

Stéphanie Trouillard, France 24, 14 janvier 2021. « « Rescapée du goulag chinois » : une Ouïghoure survivante témoigne » [en ligne]

Portrait de Gulbahar Haitiwaji, une femme ouïghoure vivant en France, qui a été arrêtée par les autorités chinoises après être rentrée en Chine fin 2016. Elle a passé trois ans en camps de rééducation et n’est seulement relâchée grâce aux efforts de sa famille, et notamment de sa fille ainée, restée en France. L’article présente cette femme, son histoire, ainsi que le livre où elle témoigne de son expérience, disponible en librairies. 

Baptiste Fallevoz, Asialyst, 12 janvier 2021. « ‘‘Rescapée du Goulag chinois’’ par Gulbahar Haitiwaji : le témoignage d’une Ouïghoure de France » [en ligne]

Le jour avant la publication du livre dans lequel elle témoigne de ce qu’elle a vécu, Gulbahar Haitiwaji accord cet entretien à Asialyst. Elle répond ici aux six questions que lui pose le journaliste sur son internement en RPC.

Le Parisien – AFP, 12 janvier 2021. « Le Canada interdit les importations issues du travail forcé des Ouïghours » [en ligne]                                                                                                                               

Le gouvernement canadien a pris des mesures pour contrer les activités répressives des autorités chinoises dans la Région ouïghoure en mettant en place des « contrôles à l’exportation » ainsi qu’en demandant la réalisation d’une « étude sur le travail forcé et sur les risques posés aux chaînes d’approvisionnement ». Il est dès lors interdit à toute entité au Canada d’importer « des biens issus en tout ou en partie du travail forcé ». 

Laure Marchand, Marie Claire, janvier 2021. « Rencontre avec Sayragul Sauytbay, rescapée des camps chinois » [en ligne]

En 6 points la journaliste retrace l’expérience de Sayragul Sauytbay, une Kazakhe qui a été forcée d’être professeure dans un camp de rééducation. Un article important, bien écrit et alimenté de photos qui met en lumière le récit d’une femme, et lui donne la place de s’exprimer sur ce qu’elle a vécu et ce dont elle a été témoin. A lire. 

L’Obs avec AFP, L’Obs, 31 décembre 2020. « Une femme médecin ouïghoure est détenue en Chine pour ‘‘terrorisme’’ » [en ligne]

Après avoir disparu pendant deux ans, il a été communiqué à la famille de Gulshan Abbas, médecin à la retraite, que celle-ci avait été condamné à une peine de 20 ans de prison. Article à lire pour en savoir plus sur cette femme, le motif de sa condamnation ainsi que ce qu’ont à en dire les autorités chinoises.

Simon Leplâtre et Brice Pedroletti, Le Monde, 21 décembre 2020. « En Chine, les Ouïgours internés dans des camps envoyés à l’usine pour du travail forcé » [en ligne]

Prenant comme point de départ le témoignage de Dina Nurdybai, victime de travail forcé lors de son temps passé en camps, cet article explique ce que ses auteurs appellent « l’écosystème de travail forcé » existant aujourd’hui en Région ouïghoure. Il s’avère qu’il existe un lien étroit entre centres de rééducation et travail forcé, lien que nous vous invitons à découvrir en lisant cet article.

Agence France-Presse, Mediapart, 17 décembre 2020. « Chine : un logiciel d’Alibaba accusé de cibler les Ouïghours » [en ligne]

L’entreprise chinoise du commerce en ligne Alibaba a élaboré un logiciel de reconnaissance faciale capable d’identifier des Ouïghours d’après une nouvelle révélation du New York Times. Huawei a également développé ce type de logiciel. 

Le Monde, 15 décembre 2020. « Les Ouïgours, victimes de travail forcé dans les champs de coton en Chine, selon un rapport » [en ligne]

Un nouveau rapport vient d’être publié par le chercheur Adrian Zenz, anthropologue spécialiste de la politique ethnique de la RPC, cette fois-ci à propos du travail forcé dans la cueillette de coton dans la Région ouïghoure. Après un résumé du rapport (qui sera bientôt disponible en version française sur le site de l’IODE), le journaliste rapporte les mesures prises par le gouvernement des Etats-Unis en réaction aux révélations sur le travail forcé ouïghour. 

Laurence Defranoux, Libération, 14 décembre 2020. « Raphaël Glucksmann : ‘‘L’absence de réaction internationale a autorisé le régime chinois à aller toujours plus loin’’ » [en ligne]

Voici un entretien avec l’eurodéputé Raphaël Glucksmann, maintenant bien connu pour sa défense du peuple ouïghour. L’article retrace sa prise de conscience et le début de son engagement auprès des Ouïghour-e-s ainsi que sa compréhension de la crise actuelle. A la fin de l’article l’eurodéputé appelle les femmes et hommes politiques, ainsi que les consommateurs, à passer à l’acte pour mettre fin aux abus du régime chinois envers les Ouïghour-e-s. 

Laurence Defranoux, Libération, 14 décembre 2020. « Travail forcé des Ouïghours : ‘‘Ma sœur m’a dit que, désormais, elle ‘apprenait un métier’ ” » [en ligne]

Entretien avec Habibula Mohamet, un Ouïghour qui a quitté la RPC en 2017. Il raconte ici que sa sœur, après avoir été en camp de rééducation, est maintenant contrainte à travailler dans une usine à Ürümchi, la capitale de la Région ouïghoure, où elle coud des perles sur des robes pour un salaire quasi-insignifiant. Une histoire individuelle comme tant d’autres et qui vaut la peine d’être lue. 

Laurence Defranoux, Libération, 14 décembre 2020. « Ouïghours : esclavage moderne dans les champs de coton chinois » [en ligne]

Un nouveau rapport du chercheur Adrian Zenz révèle qu’au moins un demi-million d’habitants de la Région ouïghoure sont contraints de récolter le coton. La récolte du coton dans la région, où est produit 85 % du coton chinois, soit 20 % du coton mondial, est si pénible que les Ouïghour-e-s ont longtemps rechigné à y participer, forçant les planteurs de recruter des travailleurs migrants venus de provinces de Chine. Maintenant, les autorités chinoises fournissent de la main d’œuvre locale à prix coutant. Venez découvrir les détails de ce système de travail forcé de l’industrie du textile, secteur clef de l’économie chinoise. 

Jérôme Lefilliâtre, Libération, 14 décembre 2020. « Ouïghours : dans le prêt-à-porter, du coton made in ‘‘travail forcé’’ » [en ligne]

Un article qui relate comment le coton chinois, produit avec le travail forcé des Ouïghour-e-s, inonde les marchés mondiaux du prêt-à-porter. Nous découvrons ici les difficultés de faire face à ces pratiques et l’attitude des grandes marques du textile à la suite des révélations de travail forcé dans la région. Un sujet épineux sur lequel tout consommateur responsable devrait s’informer.

Laurence Defranoux, Libération, 14 décembre 2020. « Ouïghours : Adrian Zenz, un chercheur dans le viseur de Pékin » [en ligne]

Portait d’Adrian Zenz, chercheur clef travaillant sur la crise en cours en Région ouïghoure, sans lequel le monde en saurait beaucoup moins sur les atrocités perpétrées envers les Ouïghour-e-s et autres peuples turciques de la région. L’anthropologue, connu auparavant dans le monde de la sinologie pour ses travaux sur l’éducation et l’insertion dans le monde professionnel des Tibétain-e-s dans la province du Qinghai, est devenue la cible principale d’attaques de la part du gouvernement chinois, qui vise à décrédibiliser cet individu afin de détourner l’attention des politiques génocidaires mises en œuvre dans la Région ouïghoure. 

Paul Quinio, Libération, 14 décembre 2020. « Entreprise totalitaire » [en ligne]

Un nouveau rapport du chercheur Adrian Zenz apporte la preuve d’un système de « rééducation par le travail » mis en place en Région ouïghoure. Les autorités locales fournissent aux planteurs une main-d’œuvre « docile » à qui il faut inculquer, via « un encadrement de type militaire », « une éducation de la pensée » afin de les « libérer » de leur mode de pensée traditionnel. Un de plusieurs articles publiés par Libération à propos de ce rapport. 

LES ECHOS, 10 décembre 2020. « Antoine Griezmann rompt son partenariat avec Huawei, en soutien aux Ouïgours » [en ligne]  

Le footballeur français, Antoine Grizemann, a annoncé mettre fin à son contrat avec l’entreprise chinoise Huawei. Il était lié par un « contrat d’ambassadeur » avec la marque depuis 2017. Le point de scission pour le footballeur était sa découverte que Huawei a développé un système de reconnaissance faciale, nommé « alerte ouïghoure », facilitant la répression du peuple ouïghour.

Agence France-Presse, Mediapart, 9 décembre 2020. « Chine : un logiciel chargé de repérer les comportements suspects chez les Ouïghours (rapport) » [en ligne]

Résumé d’un rapport publié par Human Rights Watch sur la « Plateforme intégrée d’opérations conjointes ». Ce logiciel amasse des données sur la vie d’individus en Région ouïghoure et émet des conclusions sur qui doit être interné. La liste d’Aksu, une liste de 2 000 détenus arrêtés entre 2016 et 2018 à Aksu, qu’a réussi à se procurer cette organisation de défense des droits humains, permet d’en savoir plus sur ce système.

Brice Pedroletti, Xemartin Laborde, Flavie Holzinger, Camille Bressange et Delphine Papin, Le Monde, 30 novembre 2020. « En Chine, des barbelés le long de la ‘‘route de la soie’’ » [en ligne]

Un décryptage qui utilise enfin les bons termes pour évoquer la situation en Région ouïghoure et ce que subissent les Ouïghour-e-s : « colonisation, sinisation et répressions des autorités [chinoises] ». L’article propose un ancrage historique de qualité, sans trop rentrer dans les détails, une série de cartes très réussies pour aider le lecteur à se représenter différents phénomènes de contrôle, de changements démographiques orchestrés, d’exploitation, et de destruction culturelle, ainsi qu’une chronologie débutant à la conquête du territoire par l’empire qing en 1755. Lecture fortement recommandée pour toute personne intéressée par la situation ouïghoure.  

Didier Chaudet, Asialyst, 28 novembre 2020. « Vers un rapprochement entre la Chine et la Turquie ? » [en ligne]  

Si un rapprochement entre la Chine et la Turquie a longtemps semblé impossible, les deux États auraient aujourd’hui de nombreux intérêts à coopérer. Parmi eux, les « Nouvelles routes de la soie » chinoises ainsi que les besoins d’investissements et de financements de la Turquie, ces derniers renforcés par la crise du Covid-19. Ce rapprochement demande une volte-face de la part de la Turquie à propos de la situation ouïghoure. Un bon point de départ pour comprendre l’attitude changeante du gouvernement turque envers les Ouïghour-e-s. 

Rachida El Azzouzi, Mediapart, 22 novembre 2020. « Dans les camps chinois, l’enfer des Ouïghours » [en ligne]

Un excellent article qui présente la situation ouïghoure dans toute sa complexité. Prenant comme point de départ le témoignage de Gulbahar Jalilova, une rescapée ouïghoure des camps de rééducation, la journaliste fait ensuite brièvement le point sur l’histoire de la région, sur les enjeux stratégiques et énergétiques qu’elle représente, avant de retourner à l’histoire de Mme Jalilova en contextualisant les révélations dont elle fait part. L’article inclut également les trouvailles des chercheurs qui travaillent sur cette question, ainsi que le point de vue de plusieurs spécialistes de la Chine et de la Région ouïghoure. Une excellente publication que nous recommandons à tout le monde.

Rachida El Azzouzi, Mediapart, 22 novembre 2020. « Répression des Ouïghours : ‘‘Briser, modeler, puis renvoyer dans la société’’ »

Un entretien avec Adrian Zenz, l’anthropologue qui a été l’un des premiers chercheurs à alerter l’opinion internationale sur la persécution des Ouïghours et l’auteur de nombreux rapports sur différentes facettes de la répression. Les questions que lui pose la journaliste sont diverses, allant de son analyse de la situation en Région ouïghoure, à des comparaisons avec le système des goulags soviétiques, à son parcours de chercheur et ses méthodes de travail, etc… Un entretien très intéressant.

Rachida El Azzouzi, Mediapart, 22 novembre 2020. « Si on l’ouvre sur les Ouïghours, on va perdre des investissements » [en ligne]

Un article qui fait le point sur les réponses de différents pays aux abus des droits humains en Région ouïghoure. Les réponses des Etats-Unis, du Canada, de l’Union européenne et de certains pays qui la composent sont évoqués, et enfin le silence des pays musulmans. Un autre article de très bonne qualité de la journaliste Rachida El Azzouzi.

Scholars at Risk Network, 15 novembre 2020. Traduit par le blog Silk Road. « Rahile Dawut reçoit le prix : Courage de penser » [en ligne] 

Rahile Dawut a remporté le prix du Courage de penser, « Free to think », en 2020 pour avoir défendu la liberté académique, d’opinion, de croyance, d’association et de mouvement dans la Région ouïghoure. C’est sa fille, Akida Pulat, qui a reçu le prix à la place de sa mère disparue. Article à lire pour une présentation à la grande anthropologue ouïghoure, pour découvrir les circonstances de sa disparition et pour un premier aperçu des actions menées pour la localiser et la faire libérer. 

Agence France-Presse, Mediapart, 6 octobre 2020. « Paris appelle les entreprises à la vigilance sur le respect des droits des Ouïghours » [en ligne]

Le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian et la députée LReM Coralie Dubost appellent les entreprises françaises et européennes à être vigilants sur le respect des droits humains quand il en vient à leurs chaînes d’approvisionnement. Sans mesures contraignantes cependant, le profit l’emportera sur la morale dans la majorité des cas.

Frédérick Lemaître, Le Monde, 18 septembre 2020. « La Chine reconnaît plus d’un million de ‘‘formations’’ par an au Xinjiang » [en ligne]

Un livre blanc publié par les autorités chinoises expose la version de la situation en Région ouïghoure que ces derniers s’efforcent à faire croire au monde. Dans cette publication, l’existence des camps est reconnue, bien que sous le nom euphémistique de « centres de formation professionnelle », et le nombre de « sessions de formation » délivrées par l’Etat-parti est annoncé : 1,29 million entre 2014 et 2019.

Le Monde, 17 septembre 2020. « Ouïgours : l’asservissement d’un peuple » [en ligne]

Un bref éditorial qui résume très bien les grandes lignes de la situation ouïghoure. Il est rafraichissant de voir que Le Monde est enfin sorti du cadre de compréhension conservateur et fortement influencé par la propagande chinoise pour adopter la vision des spécialistes de la Région ouïghoure et des habitants autochtones de la région : celle du colonialisme. Ce changement donne une justesse aux reportages qu’ils manquaient auparavant.

Brice Pedroletti et Harold Thibault, Le Monde, 17 septembre 2020. « Ces faux ‘‘cousins’’ chinois qui s’imposent dans les familles ouïgoures » [en ligne]

La campagne « devenir famille » qui a débuté en 2016 continue et s’est systématisée. Des cadres han sont envoyés vivre pendant un temps dans des foyers ouïghours afin de ne laisser aucune partie de la vie des Ouïghour-e-s hors de la portée des autorités. Les Ouïghour-e-s et leurs « cousins » han sont appelés à « vivre ensemble, cuisiner ensemble, manger ensemble, apprendre ensemble, dormir ensemble ». Venez découvrir cette facette de la surveillance des Ouïghour-e-s en lisant cet article qui prend pour point d’entrée le témoignage de Zumret Dawut et qui retrace ensuite l’historique de ce type de campagne tout en expliquant son fonctionnement et ses objectifs.

Mélody Thomas, Marie Claire, septembre 2020. « Travail forcé de Ouïghours : H&M rompt avec un fournisseur chinois du Xinjiang » [en ligne]

Un bref article qui apparaît dans la section « Actu mode » du magazine, à propos des mesures prises par la marque de prêt-à-porter suédoise H&M face aux rapports de travail forcé ouïghour. Un article court tout de même intéressante pour celleux qui s’intéressent à la question ouïghoure à travers l’industrie du textile.

Nathanaël Charbonnier, Franceinfo, 29 juillet 2020. « Persécution des Ouïghours en Chine : Jean-Yves Le Drian souhaite l’intervention d’une mission internationale au Xinjiang » [en ligne]  

Le 21 juillet 2020 le ministre des Affaires étrangères français, Jean-Yves Le Drian, a condamné l’existence de camps d’internement. Il a également appelé Beijing à permette à la communauté internationale de se rendre sur place pour constater la situation actuelle des Ouïghour-e-s. 

Agence France-Presse, Mediapart, 9 juillet 2020. « Ouïghours : Washington sanctionne plusieurs responsables chinois » [en ligne]

Chen Quanguo, le secrétaire du Parti communiste pour la région du Xinjiang, Wang Mingshan, responsable de la sécurité publique du Xinjiang, Zhu Hailun, ancien responsable du Parti communiste de la région et Huo Liujun, un ancien responsable de la sécurité du Xinjiang, sont visés par des sanctions étasuniennes pour leurs liens « avec de graves atteintes aux droits humains ». 

Elise Delève, France Culture, 12 avril 2020. « Mulan : Disney tente de conquérir le marché chinois, mais à quel prix ? »  [en ligne] 

Le film Mulan de Disney devait sortir en 2020 en France au cinéma mais est finalement sorti en streaming sur la plateforme en ligne Disney+, disponible via un compte payant. A peine sorti et il suscite déjà plusieurs polémiques. Sinisation du personnage de Mulan, soutien des mesures répressives et autoritaires du gouvernement chinois de la part de l’actrice principale et enfin des scènes tournées en Région ouïghoure, non loin de camps de concentration, avec le soutien des autorités locales responsables de la mise en œuvre de politiques de détention de masse. Les appels au boycott se multiplient alors que le vrai visage de la compagnie Disney se montre de nouveau. 

Brice Pedroletti, Le Monde, 2 mars 2020. « Des travailleurs ouïgours enrôlés de force dans des usines chinoises » [en ligne]

Cet article annonce la publication d’un nouveau rapport de l’Australian Strategic Policy Institute (ASPI) à propos du travail forcé ouïghour. Des milliers de travailleur-se-s ouïghour-e-s ont été envoyé vers la Chine intérieure et sont mis à la disposition d’usines, des sous-traitants de grandes marques internationales, dans le cadre d’un programme étatique de transfert de main d’œuvre hors de la Région ouïghoure. La traduction française de ce rapport sera bientôt disponible sur le site de l’IODE, mais en attendant nous vous recommandons vivement d’en lire le résumé publié par Le Monde. 

Harold Thibault et Brice Pedroletti, Le Monde, 17 février 2020. « Répression des Ouïgours : à Karakash, la mécanique de l’arbitraire chinois »

Une nouvelle fuite de documents officiels est apparue. Les documents, confiés au chercheur Adrian Zenz, ont été rendus publics, après avoir été vérifiés et analysés par douze médias internationaux. Cette fuite est désormais connue sous le nom de « Karakash List ». Elle permet pour la première fois d’observer, sur un échantillon localisé et précis de population, les ressorts de la mécanique de l’internement de masse et son effroyable degré d’arbitraire.

Emmanuel Macron, 6 janvier 2020. « Macron condamne publiquement la répression des Ouïghours » [en ligne]

Dans un courrier adressé aux député-e-s français-e-s, le Président Emmanuel Macron remercie l’ensemble des député-e-s l’ayant informé de la situation actuelle des Ouïghour-e-s dans la Région ouïghoure, et affirme que la France condamne toute politique répressive à leur encontre. 

Brice Pedroletti, Le Monde, 9 décembre 2019. « Une Ouïgoure réfugiée aux Pays-Bas révèle être à l’origine des ‘‘China Cables’’ » [en ligne]

La source des documents fuités appelés maintenant les « China Cables » est l’intellectuelle ouïghoure naturalisée néerlandaise Asiye Abdulaheb. Elle sort de l’anonymat car elle pense que cela lui offrira plus de sécurité. Déjà sous la protection de la police néerlandaise à la publication de cet article, elle a fait l’objet de nombreuses menaces de la part des autorités chinoises. 

Le Monde avec AFP, Le Monde, 4 décembre 2019. « Répression des Ouïgours : les députés américains appellent à sanctionner Pékin » [en ligne]

De nouvelles actions ont été prises par la Chambre des représentants étasunienne pour faire face aux atrocités perpétrées par le régime de la RPC en Région ouïghoure. L’article cite des propos des députés américains, ainsi que les réponses des représentants chinois, et replace ces événements dans le contexte de la situation ouïghoure. Il est regrettable que le média s’en tienne à une compréhension de la situation qui prend pour point de départ le récit chinois : la région est sans cesse présentée comme lieu de violence qui a été témoin de nombreux actes terroristes depuis des années. Les politiques chinoises sont alors présentées comme une réponse démesurée à une menace réelle, alors que la situation est bien plus complexe que ça. 

Le Monde avec AFP, Le Monde, 27 novembre 2019. « Ouïgours : Paris appelle Pékin à cesser les ‘‘détentions arbitraires de masse’’ » [en ligne]

Les autorités françaises réagissent enfin aux actions du régime de la RPC dans la Région ouïghoure. Jean-Yves Le Drian, le ministre des Affaires étrangères, a appelé la RPC à fermer les camps entre autres. L’article relate également la réponse des autorités chinoises. 

Le Monde, Le Monde, 25 novembre 2019. « Répression des Ouïgours : ‘‘Comme lors de la révolution culturelle, on assiste à un mépris de la religion et du sacré’’ » [en ligne]

Ce texte est la retranscription d’un tchat dans lequel Brice Pedroletti, journaliste avec Le Monde et correspondant Chine, répond aux questions envoyées par le public. Il répond aux questions suivantes : « Peut-on parler d’opération de nettoyage ethnique de la part de Pékin ? Pouvez-vous nous dire en quoi les autres ethnies musulmanes de Chine que les Ouïgours sont également ciblées par la République populaire ? » ; « Les Ouigours ont-ils toujours été bridés dans leur liberté ? » ; « Peut-on faire des parallèles avec l’éradication des valeurs traditionnelles lors de la révolution culturelle ? » ; « Pouvez-vous clarifier le rôle stratégique du Xinjiang dans l’expansion géopolitique et économique la Chine ? » ; « Savez-vous pourquoi il y a un tel silence des pays de la communauté internationale, et notamment des pays musulmans comme la Turquie ? Est-ce uniquement pour des raisons économiques ? » ; « La divulgation de ces documents n’indique-t-elle pas que le pouvoir de Xi Jinping est plus fragile qu’on ne le pense, alors que d’aucuns estimaient qu’il était parvenu à faire le vide politique autour de lui ? ». Venez lire les réponses du journaliste ici. 

Scilla Alecciet Bethany Allen-Ebrahimian, Le Monde avec le ICIJ, 25 novembre 2019. « Ouïgours : ‘‘Le but des centres de rééducation est d’endoctriner et de changer une population entière’’ » [en ligne]

Entretien avec Adrian Zenz, chercheur en anthropologie qui a mené un travail colossal sur les politiques répressives en Région ouïghoure à partir de documents fuités mais aussi en épluchant minutieusement l’internet chinois. Il parle ici des « China Cables », dernière fuite de documents officiels chinois sur la campagne de rééducation. Il explique l’importance de ces documents et ce qu’il sait à propos de cette campagne, de ses origines et de ses objectifs. 

Brice Pedroletti et Harold Thibault, Le Monde, 25 novembre 2019. « ‘‘China Cables’’ : au Xinjiang, le big data au service d’une surveillance totale des Ouïgours » [en ligne]

Un autre article publié par Le Monde à propos des « China Cables », une fuite de documents constituée d’un télégramme, de quatre « bulletins » et d’un document de tribunal, qui est importante au-delà de ce qu’elle révèle sur les camps eux-mêmes. En effet, comme le décrit cet article, la fuite a été très importante pour comprendre comment les autorités chinoises se servent du « big data » pour cibler la population ouïghoure. La « plate-forme intégrée d’opérations conjointes », est le nom donné au système d’intelligence artificielle qui amasse des données sur chaque individu et produit ensuite une liste de personnes à interner. Article à lire pour mieux comprendre comment les Ouïghour-e-s sont contrôlé-e-s et réprimé-e-s grâce aux nouvelles technologies. 

Brice Pedroletti, Le Monde, 24 novembre 2019. « ‘‘China Cables’’ : de la lutte contre le terrorisme à l’internement de masse des Ouïgours » [en ligne]

Les nouvelles fuites de documents permettent d’en savoir plus sur la campagne d’internement de masse en cours en Région ouïghoure, et sur comment les autorités chinoises en sont venues à de tels extrêmes. Il est toutefois regrettable de voir le journaliste répéter des éléments de propagande chinoise, notamment l’idée que le régime aurait été confronté « à la menace du djihadisme ».

Brice Pedroletti, Le Monde, 24 novembre 2019. « ‘‘China Cables’’ : Tursunay Ziavdun, Ouïgoure, internée pendant onze mois » [en ligne]

Voici l’histoire de Tursunay Ziavdun, qui témoigne de sa vie et de son internement en Région ouïghoure pour avoir séjourné à l’étranger. Elle décrit en détail les conditions de sa détention. Un témoignage à lire absolument. 

Harold Thibault et Brice Pedroletti, Le Monde, 24 novembre 2019. « ‘‘China Cables’’ : révélations sur le fonctionnement des camps d’internement des Ouïgours » [en ligne]

Une importante fuite de documents, appelée les « China Cables », est révélée par Le Monde et dix-sept autres médias internationaux. Ces documents, une série de directives délivrées en 2017 par l’Etat-parti chinois, amènent des preuves et précisions sur le fonctionnement des camps de rééducation, venant appuyer des témoignages de survivants recueillis auparavant. Un très bon article qui s’appuie non seulement sur les révélations des documents en question mais aussi sur d’autres sources pour brosser un portrait de ces centres d’internement, de leur fonctionnement et de leurs objectifs prétendus.

Ursula Gauthier, L’Obs, 18 novembre 2019. « Tibétains et Ouïgours, ces minorités ‘‘barbares’’ que la Chine réprime sans relâche » [en ligne]

Un article écrit par une journaliste qui a longtemps travaillé sur les Ouïghour-e-s et autres peuples non-han des régions frontalières au nord-ouest de la Chine. Elle revient ici sur la croyance historiquement ancrée que les Han sont supérieurs aux autres peuples de l’actuelle RPC, et le résultat que cela a pour les populations non-han.

Laurence Defranoux, Libération, 17 novembre 2019. « Ouïghours opprimés dans le Xinjiang : ‘‘Soyez sans pitié’’, a dit Xi Jinping » [en ligne]

Un ensemble de documents officiels chinois a été fourni au New York Times. Les documents révèlent les origines et la mise en place du système concentrationnaire actuel et attestent de la responsabilité du gouvernement central dans cette campagne de répression inédite. Les 96 pages de discours inédits du président Xi Jinping, 102 pages de discours de cadres du parti, 161 pages de directives et de rapports sur la surveillance des citoyens et 44 pages d’enquêtes internes en disent long également sur les intentions des autorités chinoises et sur la centralité de Xi Jinping dans cette campagne de rééducation forcée d’une population entière. 

Hugo Boursier, Libération, 3 novembre 2019. « En France, les Ouïghours suivis à la trace » [en ligne]

Un article important qui raconte comment les Ouïghour-e-s de la diaspora, en France comme dans d’autres pays tels que la Norvège, les Etats-Unis ou la Belgique, sont victimes d’un harcèlement de la part des autorités chinoises. Surveillés de près, ces personnes reçoivent des colis et des coups de fils créant une atmosphère de peur constante. Iels témoignent à travers cet article, qui comprend également une analyse de Vanessa Frangville, spécialiste en études ouïghoures et maitresse de conférences à l’Université Libre de Bruxelles. 

Darren Byler, SupChina, 20 octobre 2019. Traduit par le blog Silk Road. « L’amour ouïghour en temps de mariage interethnique » [en ligne] 

Dans la Région ouïghoure, les autorités chinoises tendent à présenter les hommes ouïghours comme de potentiels terroristes, et les femmes ouïghoures comme des canons de beauté. Alors qu’une importante partie de la population masculine ouïghoure est arrêtée et enfermée dans des camps de concentration chinois, les femmes ouïghoures se retrouvent dépourvues de leurs maris ou bien peinent à trouver un homme à épouser si elles sont toujours célibataires. Présentées par les médias comme des biens désirables, belles et dociles, les femmes ouïghoures sont fortement convoitées par des hommes han, et finissent dans beaucoup de cas par être contraints, d’une manière ou d’une autre, d’épouser des hommes chinois. Ces mariages interethniques qui unissent spécifiquement les hommes han et les femmes ouïghoures font partie d’une stratégie d’Etat pour la sinisation forcée de la population ouïghoure. Article à lire pour toutes personnes intéressées par la question du genre dans les processus d’assimilation forcée ou bien la condition des femmes ouïghoures.

Laurence Defranoux, Libération, 24 septembre 2019. « Une vidéo choquante rappelle le traitement des prisonniers ouïghours en Chine » [en ligne]

Une vidéo d’un transfert de prisonniers en Région ouïghoure donne un aperçu au monde de la condition de ces individus arbitrairement détenus par les autorités chinoises. La vidéo est visionnable au sein de l’article et celle-ci est accompagnée d’un commentaire expliquant comment elle a été vérifiée et le contexte dans lequel elle doit être replacée, notamment les transferts massifs de prisonniers avant tout ouïghours vers des prisons et autres centres de détention en Chine intérieure. 

 Laurence Defranoux et Valentin Cebron, Libération, 5 septembre 2019. « Chine : les Ouïghours enfermés dès l’école » [en ligne]

Encore un excellent article publié par Libération, celui-ci se concentrant sur le sort des enfants issus des peuples turcophones en Région ouïghoure. Ces derniers sont envoyés dans des orphelinats ou pensionnats d’Etat, commençant dès leur plus jeune âge. Il existe aujourd’hui des écoles maternelles et primaires où les enfants ne rentrent même pas dans leurs familles e, fin de semaine et sont soumis à un lavage de cerveau dans le but d’en faire des « parfaits petits chinois ». La séparation des enfants et des parents à grande échelle fait partie intégrante du processus génocidaire en cours en Région ouïghoure, et mérite l’attention de tous les lecteurs touchés par la situation ouïghoure. Il est d’ailleurs fortement apprécié que Libération replace la situation ouïghoure dans le cadre du colonialisme, et ne craint pas de l’appeler comme tel, chose que même certains chercheurs hésitent à faire pour des raisons politiques. 

Laurence Defranoux et Valentin Cebron, Libération, 5 septembre 2019. « Ouïghours : au Xinjiang, un lent et silencieux ‘‘génocide culturel’’ » [en ligne]

Un article pionnier de la presse francophone qui explique que l’élimination d’un peuple peut se faire sans recours à des meurtres de masses, et peut alors rester impuni et même passer inaperçu par la communauté internationale. Publié juste après les révélations sur la séparation intergénérationnelle systématique des parents et enfants turciques dans la Région ouïghoure, l’article pose certains concepts clefs : génocide, génocide culturel et ethnocide.

L’Obs avec AFP, L’Obs, 19 juin 2019. « Chine : la Belgique à la recherche d’une famille ouïghoure » [en ligne]

Une famille ouïghoure, la femme et les quatre enfants d’un réfugié politique en Belgique, a été escortée de l’ambassade de Belgique à Beijing par la police locale, après avoir reçu l’autorisation des représentants belges sur place. Depuis, il n’y a plus de nouvelles d’eux. L’ambassade de Belgique à Beijing a été vivement critiquée de les avoir livré-e-s aux autorités chinoises, et un diplomate belge devrait se rendre sur place bientôt pour s’enquérir sur leur sort. Les détails sont à découvrir dans l’article. 

Darren Byler, Logic Magazine, 10 juin 2019. Traduit par le blog Silk Road. « Pays ouïghour – Le monde fantôme (II) » [en ligne]

La deuxième partie de l’article sur le système « high-tech » de répression déployé en Région ouïghoure. Dans cette partie de l’article nous découvrons qu’un accès plus important à la technologie et notamment aux smartphones a permis un plus grand accès à l’information aux Ouïghour-e-s, mais a aussi ouvert la voie à un contrôle renforcé de leurs vies à travers les réseaux sociaux. La surveillance numérique permet à l’Etat-parti d’étendre sa prise sur la vie des gens, et s’est transformé en un système dans lequel un logiciel rassemble toutes les informations disponibles sur chaque individu et décide, à partir de cette base de données, de qui pose un danger pour la stabilité de la région. Malgré quelques erreurs dans la traduction, il s’agit tout de même d’une chance pour les lecteurs francophones d’avoir accès à ce genre de publication. 

L’Obs avec AFP, l’Obs, 5 juin 2019. « Drôle de ramadan au Xinjiang, au pied de mosquées démolies » [en ligne]

En cette fin de mois de ramadan, L’Obs publie un article riche en exemples spécifiques à propos de la destruction de mosquées à grande échelle en Région ouïghoure. Un article très intéressant contenant des faits rapportés par une équipe de l’AFP qui a pu se rendre sur place. Sa lecture est recommandée pour toute personne intéressée par la destruction culturelle qui accompagne la répression des habitants autochtones, ainsi que pour celleux qui cherchent à en savoir plus sur le ciblage spécifique de l’islam dans la campagne de sinisation en cours. 

Darren Byler, Logic Magazine, 2 juin 2019. Traduit par le blog Silk Road. « Pays ouïghour – Le monde fantôme (I) » [en ligne] 

Combinant surveillance de masse et détentions arbitraires, le système de répression mis en place dans le cadre de la « Guerre populaire contre le terrorisme » constitue un marché très lucratif pour les géants chinois de la technologie. Dans cet article l’anthropologue Darren Byler, connu pour son approche très humanisée, personnelle et intime aux grandes tendances répressives en Région ouïghoure, mêle le plan général avec les histoires particulières d’individus comme Alim, montrant ainsi les conséquences du système de capitalisme de terreur sur la vie quotidienne de ses victimes. Nous vous recommandons de lire l’article, mais aussi d’aller faire un tour sur le blog Silk Road, qui a traduit en français nombre d’articles auparavant seulement disponibles en anglais.

Dilnur Reyhan, L’Obs, 20 mai 2019. « Monde musulman, je ne vous souhaite pas un bon ramadan » [en ligne]

Dans cette tribune Dilnur Reyhan, sociologue et présidente de l’Institut ouïghour d’Europe, s’adresse directement aux pays musulmans. Elle accuse ces pays de non seulement laisser se perpétrer la persécution des Ouïghour-e-s et autres peuples musulmans de la région, mais aussi de perpétrer eux-mêmes nombre d’autre attaques contre des populations musulmanes dans le monde. 

L’Obs avec AFP, L’Obs, 17 mai 2019. « ‘‘Assimilation’’ : au Xinjiang, la Chine prône le mariage interethnique » [en ligne]

De nombreuses mesures coercitives ont été mises en place ces dernières années pour assurer l’assimilation des populations turciques de la Région ouïghoure à l’ethnie majoritaire, les Han. Un des moyens déployés est le mariage interethnique. Ce dernier est fortement récompensé par l’Etat-parti et des refus de propositions de ces mariages de la part de femmes ouïghoures peuvent être puni par l’envoi en camp de rééducation ou par la détérioration des conditions de détention d’un-e membre de la famille. Un sujet important dont de nombreux détails sont expliqués dans l’article. 

L’Obs avec AFP, L’Obs, 7 mai 2019. « Chine : l’armée des trolls s’attaque aux militants ouïghours » [en ligne]

Opérant en groupes, des internautes nationalistes chinois s’attaquent à des organisations ouïghoures à l’étranger dans les commentaires de leurs publications sur les réseaux sociaux. Propagande d’Etat sous forme de texte ou d’image, allant jusqu’à des menaces et des insultes, ce genre de « trolling » n’est pas rare. Cet article explique comment ces attaques sont orchestrées et comprend des entretiens avec des membres des organisations touchées. 

L’Obs avec AFP, L’Obs, 30 avril 2019. « Des ouïghoures transformées par leur passage dans des camps chinois » [en ligne]

Les journalistes de l’AFP sont allé-e-s à la rencontre de neuf hommes pakistanais dont les épouses, originaires de la Région ouïghoure, ont été internées dans des camps de rééducation. Ils témoignent de leur disparition, puis des changements qu’ils ont constaté chez leurs femmes lorsque celle-ci ont été relâchées. Des témoignages importants qui attestent des séquelles laissées par la détention, autant sur les victimes directes que sur leurs proches. La vie de ces personnes en est à jamais changée. 

Timothée Vilars, L’Obs, 7 avril 2019. « La Chine a rasé plusieurs grandes mosquées en région ouïgoure, montrent des images satellites » [en ligne]

À la suite des révélations à propos de la destruction partielle de la mosquée de Keriya, L’Obs publie un article rapportant la destruction de mosquées et d’autres sites religieux à grande échelle à travers la Région ouïghoure. Venez en lire plus sur cette facette de la sinisation forcée de la région. 

Jacques Pezet, Libération, 6 avril 2019. « CheckNews : La mosquée de Keriya en Chine a-t-elle été détruite ? » [en ligne]

Le journaliste enquête sur la possible destruction de la mosquée de Keriya. En observant des images satellites, un étudiant chinois a remarqué qu’un bâtiment de la grande mosquée de Keryia avait été détruit au début de l’année 2018 et a ensuite publié sa trouvaille sur Twitter. Il semblerait que seulement une partie de la mosquée ait été détruite, contrairement à d’autres qui ont été rasées complétement.

Baptiste Fallezov, Asialyst, 26 mars 2019. « La transmission de la culture ouïghoure fait partie du combat politique » [en ligne]

Baptiste Fallezov s’est entretenu avec Dilnur Reyhan, présidente de l’Institut Ouïghour d’Europe, sociologue et enseignante à l’Inalco. Dans cet entretien, réalisé juste après la célébration de Norouz, le nouvel an ouïghour, Dilnur Reyhan revient sur les éléments qui sont pour elle les fondements de la culture ouïghoure. Elle évoque aussi les efforts de la diaspora de transmettre cette culture dans le contexte de crise généré par la situation en Région ouïghoure, où la pratique de l’islam et de la langue ouïghoure sont dès lors sévèrement punis. 

L’Obs avec AFP, L’Obs, 22 mars 2019. « Un rescapé des centres de ‘‘rééducation’’ pour musulmans en Chine raconte » [en ligne]

Omir [Omar] Bekali, un homme kazakh rescapé des camps chinois, raconte son histoire depuis Istanbul, là où il a trouvé refuge par suite de sa libération. Traumatisé de son expérience, il estime qu’il est important pour lui de témoigner de la vie à l’intérieur du système coercitif de rééducation mis en place par les autorités chinoises en Région ouïghoure. A lire. 

Rémi Castets, Orient XXI, 14 février 2019. « La société ouïgoure face au nouveau modèle ultra-sécuritaire chinois » [en ligne]

Un article qui reprend les grandes lignes de la crise des droits humains en Région ouïghoure. Organisé de manière thématique, il traite des restrictions religieuses allant jusqu’à l’interdiction du port de barbes « anormales », le fichage ADN, l’éradication des soi-disant « virus idéologiques » et enfin la sinisation forcée.

Ursula Gauthier, L’Obs, 8 janvier 2019. « ‘‘Ils veulent nous transformer en zombies’’ : le calvaire des Ouïgours dans les camps chinois » [en ligne]

Voici le premier entretien que Gulbahar Jalilova a accordé à un média étranger. Ouïghoure de citoyenneté kazakhe, elle était commerçante et se déplaçait souvent en Région ouïghoure pour les affaires. Lors d’un de ces voyages elle a été arrêtée et envoyée dans un camp de rééducation. Un an, trois mois et dix jours plus tard elle est relâchée. Elle a fui au Kazakhstan, puis en Turquie, et raconte maintenant ce qu’elle a vécu et les choses dont elle a été témoin. Comme tout témoignage de rescapé-e-s des camps chinois, celui-ci est à lire absolument.

Fadi Zatari, Muftah, 7 janvier 2019. Traduit par le blog Silk Road. « Mon ami Ouïghour, où es-tu ? » [en ligne]

Cet article, publié originellement en anglais sur la plate-forme Muftah, et traduit puis republié sur le blog Silk Road, a été écrit par un chercheur d’origine palestinienne en fin 2018. Après des années sans nouvelles, il a retrouvé le nom de son meilleur ami Nurali, un brillant étudiant ouïghour, dans la liste des intellectuel-le-s ouïghour-e-s emprisonné-e-s. Une histoire très émouvante d’une amitié qui finit par prendre un tournant tragique. Les témoignages personnels comme celui-ci sont une des sources les plus importantes pour comprendre la situation en Région ouïghoure d’un point de vue humain.

Baptiste Fallevoz, Asialyst, 3 janvier 2019. « Ouïghours : quand la Chine réprime jusqu’en France » [en ligne]

Une enquête menée sur la répression de la diaspora ouïghoure par les autorités chinoises en France. A travers plusieurs entretiens avec des membres de la diaspora, ainsi que certains universitaires spécialistes de la Région ouïghoure, le lecteur saisit mieux le monde dans lequel vivent les Ouïghour-e-s, même celleux qui ont réussi à fuir et à trouver refuge loin des frontières de la RPC.

Brice Pedroletti, Le Monde, 28 décembre 2018. « Kazakhs et Ouïgours dans l’enfer du goulag chinois » [en ligne]

Le journaliste est parti à la rencontre de quatre ancien-ne-s détenu-e-s sorti-e-s de camps d’internement en Région ouïghoure et maintenant réfugié-e-s à l’étranger, parmi lesquels se trouve le Kazakh Orinbek Koksebek, qui témoigne à visage découvert. Iels racontent leurs histoires personnelles dans cet article, qui fait aussi état de la situation vue d’Almaty et d’Istanbul. Une plongée dans l’expérience des Kazakh-e-s et Ouïghour-e-s au Kazakhstan et en Turquie. Tout lecteur se trouvera enrichi par la découverte de leurs récits. 

Brice Pedroletti et Romain Champalaune, Le Monde, 28 décembre 2018. « Au Kazakhstan, avec les rescapés de l’enfer du goulag chinois » [en ligne]

Cette publication du Monde présente des photos de Romain Champalaune, prises lorsque ce dernier est allé à la rencontre de victimes de la répression en cours en Région ouïghoure. Un voyage à Almaty avec le journaliste Brice Pedroletti. 

Simon Leplâtre, Le Monde, 15 décembre 2018. « Au Xinjiang, couvre-feu sur l’économie locale » [en ligne]

Les mesures sécuritaires qui s’abattent depuis quelques années sur la Région ouïghoure entraînent des conséquences importantes sur tous les aspects de la vie dans la région, dont l’économie de cette dernière. Auparavant un lieu d’échanges important avec les marchands de pays voisins, le commerce a fortement ralenti et les commerçants étrangers ont presque disparus alors que la machine de répression du régime chinois coûte toujours plus à l’Etat. 

Brice Pedroletti, Le Monde, 14 novembre 2018. « En Chine, le nouvel archipel du goulag des Ouïgours » [en ligne]

L’exitance des camps de rééducation sont enfin reconnus par le régime chinois. Brice Pedroletti revient ici sur ce qu’il se passe à l’intérieur de ceux-ci, contrastant le récit des autorités chinoises avec celui des rares rescapé-e-s.

Brice Pedroletti, Le Monde, 9 novembre 2018. « En Chine, l’intelligentsia ouïgoure ciblée par une purge sans précédent » [en ligne]

Le journaliste revient ici sur une des spécificités du début de la campagne d’internement, d’assimilation forcée, et de ce qui se révèle maintenant digne de l’emploi du terme « génocide » : le ciblage pour élimination de toute l’élite ouïghoure, et ce malgré les années de coopération que nombre d’entre eux ont mené avec l’Etat-parti. 

Simon Leplâtre, Le Monde, 9 novembre 2018. « Au Xinjiang, en Chine, sur la trace des Ouïgours disparus » [en ligne]

Un reportage spécial sur les Ouïghour-e-s disparu-e-s depuis le début de la campagne d’internement de masse. Le journaliste mêle cas personnels avec l’arrière-plan affolant de plus d’un million de personnes internées. Ceci a pour effet de donner au lecteur une meilleure idée de l’échelle du drame sans pour autant noyer l’humanité de chacun-e des détenu-e-s dans une mer de chiffres. L’article explore par ailleurs l’évolution des politiques de déradicalisation au sein de la Région ouïghoure et interroge les raisons qui poussent les autorités chinoises à de tels extrêmes. 

Marie-Françoise Courel, L’Obs, 17 octobre 2018. « C’est peut-être un génocide d’un genre nouveau qui se déroule sous nos yeux » [en ligne]

Tribune écrite par Marie-Françoise Courel, présidente honoraire de l’Ecole Pratique des Hautes Etudes (EPHE), Directrice d’Etudes émérite et membre de l’Académie des Sciences d’Outre-Mer, qui a travaillé pendant des années en collaboration avec Tashpolat Tiyip, un intellectuel ouïghour qui a disparu en mai 2017 et a depuis été condamné à mort pour « double jeu ». L’auteure dénonce une nouvelle forme de génocide qui se déroule en Région ouïghoure, le but étant la disparition totale des Ouïghour-e-s. Une tribune très intéressante que nous jugeons aussi très juste dans ses propos. 

Le Monde avec AFP, Le Monde, 16 octobre 2018. « Après avoir nié, la Chine reconnaît et justifie l’internement de musulmans » [en ligne]

Un très bref texte qui informe ses lecteurs que les représentants de la RPC ont enfin admis l’existence des camps d’internement. Ces derniers vont même encore plus loin en défendant la campagne d’internement de masse comme une mesure nécessaire et efficace contre la propagation du terrorisme et de l’islamisme. 

Irène Tiret, Mediapart, 15 octobre 2018. « Enfermement ou surveillance : au Xinjiang en Chine, la répression des Ouïghours est généralisée » [en ligne]

Mise au point sur ce qui est su à propos de la situation en Région ouïghoure maintenant que les autorités chinoises ont officiellement reconnu l’existence des camps de rééducation. L’article retrace les évolutions dans la sécurisation de la région, ainsi que ce que l’auteur appelle la « hanisation » (généralement nommée sinisation) des habitants autochtones de la région. Un article juste et bien rédigé. 

L’Obs, L’Obs, 11 octobre 2018. « La Chine légalise les camps de détention pour Ouïgours » [en ligne]

Le gouvernement chinois va plus loin que de simplement reconnaître l’existence des camps qu’il a jusqu’alors nié. Maintenant, il les légalise et en fait l’éloge. Appelés ici des « camps d’entraînement vocationnels », la traduction la plus courante de l’expression chinoises utilisée pour désigner les camps à partir du moment où leur existence est rendue légale est « camps de formation professionnelle ». 

Joris Zylberman et Étienne Combier, Asialyst, 14 septembre 2018. « Camps d’internement au Xinjiang : la Chine sous pression internationale » [en ligne]

Sous la pression internationale et les preuves qui se sont accumulées au cours de cette dernière année, le régime de la RPC reconnaît enfin l’existence des camps. Cependant, ces centres ne sont supposément pas ce que décrient certaines ONG, les Nations unies et l’Union européenne. D’après un haut-placé du gouvernement chinois : « La Chine met en place des centres de formation professionnelle, des centres éducatifs ». Explication ici de ce qui a mené à cette reconnaissance et présentation de la version officielle du récit à propos de la rééducation promue par les représentants chinois.

Brice Pedroletti, Le Monde, 13 septembre 2018. « Comprendre la répression des Ouïgours de Chine en cinq questions » [en ligne]

Une bonne vue d’ensemble de la situation en Région ouïghoure, hormis une exagération de la menace posée par le terrorisme islamiste. La situation est bien sûr beaucoup plus complexe et multi-facette que celle présentée ici, mais il ne s’agit pas d’un mauvais point de départ permettant à tout nouveau lecteur de se familiariser avec les grandes lignes de la crise.  

Brice Pedroletti, Le Monde, 12 septembre 2018. « Human Rights Watch dénonce la campagne de répression des Ouïgours en Chine » [en ligne]

L’organisation Human Rights Watch a récemment publié un nouveau rapport sur la situation ouïghoure, qui est résumé dans cette publication du Monde. S’appuyant sur le témoignage de 58 personnes en exil, le document détaille l’arsenal de mesures de répression et de surveillance déployé contre les Ouïghour-e-s. 

Le Monde avec AFP, Le Monde, 31 août 2018. « La Chine détiendrait un million de Ouïgours dans ‘‘des camps d’internement’’ » [en ligne]

Cet article fait le point sur la situation ouïghoure d’après les informations qui ont réussi à percer les murs de silence imposés à la région par le gouvernement de la RPC. Les camps, dont l’existence est toujours démentie par les représentants chinois, sont bien réels, et grâce à des témoignages de rares rescapé-e-s, nous en savons désormais plus sur les conditions à l’intérieur de ceux-ci, ainsi que les activités qui y sont menées. L’article mentionne aussi les premières réactions d’autres pays, notamment ceux des Etats-Unis et de l’Allemagne. 

Laurence Defranoux, Libération, 29 août 2018. « Ouïghours : les camps secrets du régime chinois » [en ligne]

Un article de très bonne qualité qui fait état des connaissances sur la situation en Région ouïghoure. Le contexte de colonisation de la région est bien posé et permet de mieux comprendre la campagne d’assimilation forcée en cours, ainsi que les conditions abjectes dans laquelle celle-ci se déroule. La journaliste donne également la parole à des membres de la diaspora ouïghoure en France, qui n’ont plus de contact avec leurs proches depuis plus d’un an, et dont les membres de la famille, ami-e-s et ancien-ne-s voisin-ne-s ont disparu tour à tour. 

Brice Pedroletti, Le Monde, 27 juillet 2018. « Les arrestations de Ouïgours se généralisent en Chine » [en ligne]

Les arrestations en Région ouïghoure se sont multipliées à un rythme alarmant depuis 2016. Ces chiffres attestent d’une nouvelle phase de la sécurisation de la région, avec deux populations visées en particulier : les Ouïghour-e-s et les Kazakh-e-s. Un article de qualité, bien que l’insistance erronée sur le « fait musulman » comme facteur explicatif est assez pesante. 

Brice Pedroletti, Le Monde, 27 juillet 2018. « Nouvelles révélations sur les camps d’internement pour les minorités ethniques en Chine » [en ligne]

Sayragul Sauytbay, une femme kazake qui a fui la RPC, fait l’objet d’un procès au Kazakhstan pour avoir illégalement traversé la frontière sino-kazakhe. Un des risques qu’elle encourt est de se faire renvoyer en Région ouïghoure, où elle se fera internée dans un camp ou recevra une lourde peine de prison pour avoir divulgué ce que les autorités chinoises considèrent être des « secrets d’Etat ». Cette femme a été contrainte d’enseigner dans un camp de rééducation dans le nord de la région, et témoigne aujourd’hui de la vie à l’intérieur de ces centres.

Anonyme, Silk Road, 24 juin 2018. « Arrêtez de nous appeler : musulman ouïghour » [en ligne] 

Dans ce billet de blog, un-e auteur-e anonyme revient sur les nouvelles appellations que les Ouïghour-e-s se voient attribué-e-s par les médias occidentaux, et qu’iels n’apprécient guère. « Minorité chinoise », « minorité musulmane », « ouïghour musulman », voici les termes qui apparaissent le plus souvent pour désigner le peuple ouïghour et les individus qui le constituent, des termes avant tout empruntés au discours de la RPC. Vous trouverez ici une explication de pourquoi ces termes sont incorrects et inacceptables pour une utilisation dans les grands médias soi-disant impartiaux. 

Brice Pedroletti, Le Monde, 25 mai 2018. « En Chine, l’internement massif de Ouïgours pour ‘‘rééducation’’ confirmé par une étude » [en ligne]

Un très bon article qui montre comment le régime de la RPC en est venu à construire un réseau de camps de rééducation pour faire face à une supposée menace terroriste mais qui consiste en fait en la détention arbitraire de grandes sections de la population. En effet, non seulement l’existence des camps est-elle maintenant démontrée et vérifiée, mais nous en savons également plus sur le fonctionnement de la machine répressive lancée dans la région. Un article un peu biaisé dans son vocabulaire et sa compréhension de la situation en Région ouïghoure (notamment lorsqu’il en vient à la question du terrorisme), il demeure toutefois intéressant à lire. 

Brice Pedroletti et Harold Thibault, Le Monde, 20 mars 2018. « Comment la Chine traque les Ouïgours d’Europe » [en ligne]

Un article écrit à la suite d’entretiens avec six membres de la diaspora ouïghoure, il relate les pressions dont ils sont sujets. Des agents chinois les poussent à espionner d’autres membres de leur communauté, à cesser de manifester, à fournir des documents personnels et parfois à rentrer en Chine. Venez lire cet article pour découvrir une campagne d’intimidation qui se joue en dehors des frontières de la RPC et dans lequel aucun-e Ouïghour-e n’est à l’abri.

Brice Pedroletti, Le Monde, 20 mars 2018. « Le linguiste Abduweli Ayup, témoin de la pression de la Chine sur les Ouïgours à l’étranger » [en ligne]

Venez découvrir le portrait d’Abduweli Ayup, un élève brillant originaire de la ville de Kachgar. Après des études en linguistique à l’étranger, il a décidé de rentrer en Région ouïghoure et d’ouvrir une école trilingue ouïghour-anglais-chinois. Arrêté par les autorités et accusé de méfaits, il a fui la région après sa libération un an plus tard. Depuis il vit en Turquie, pays dans lequel il a demandé l’asile en réponse à des pressions de la part des autorités chinoises. 

Arnaud Gonzague, L’Obs, 9 février 2018. « Ne ratez pas : ‘‘L’Empire de l’or rouge’’ » [en ligne]

Courte critique d’un nouveau documentaire sur la tomate industrielle. L’enquête qui est remontée jusqu’à la source des produits à la tomate transformée qui se retrouvent dans les rayons des supermarchés a amené en Région ouïghoure. Les centaines de milliers d’hectares de champs de tomates demandent une main d’œuvre locale importante, sous-payée et travaillant dans des conditions difficiles. Documentaire recommandé pour les intéressé-e-s. 

Brice Pedroletti, Le Monde, 19 janvier 2018. « En Chine, des centres de rééducation pour les Ouïgours ‘‘politiquement suspects’’ » [en ligne]

Explication du système de camps d’internement mis en place en Région ouïghoure. Nous sommes en 2018, mais déjà le monde en sait beaucoup sur la campagne de rééducation. Venez découvrir dans cet article, qui cite des entretiens menés avec des ex-détenu-e-s ou d’autres Ouïghour-e-s en exil, le début d’une compréhension de l’étendue et de la nature des politiques mises en œuvre dans la région à partir de 2017.

Michel Rohann L’Obs, 19 juillet 2017. « La Chine persécute les Ouïgours jusqu’en Egypte » [en ligne]

A la demande du régime de la RPC, des dizaines d’étudiants ouïghours résidant en Egypte ont été arrêtés par les autorités locales et attendent d’être expulsés vers la Chine. Un exemple du danger que courent les Ouïghour-e-s même à des centaines de kilomètres des frontières chinoises. Les détails sont à découvrir en lisant l’article. 

Brice Pedroletti, Le Monde, 22 mai 2017. « Les Ouïgours toujours persécutés en Chine » [en ligne]

Un article à propos d’un projet du photographe Mathias Depardon qui l’a amené en Région ouïghoure. En 2016, ce dernier a parcouru la région, photographiant des Ouïghour-e-s. Prises à un moment où la pression politique s’intensifiait et où les interdictions culturelles et religieuses se multipliaient, Mathias Depardon nous offre à voir des vies ouïghoures à la veille du lancement de la campagne d’internement et de rééducation. Certaines de ses photos sont visibles dans l’article, et méritent d’être vues par le plus grand nombre. 

Brice Pedroletti, Le Monde, 3 avril 2017. « La Chine interdit les barbes et les voiles trop longs au Xinjiang » [en ligne]

Un article rapportant les nouvelles interdictions religieuses en Région ouïghoure en 2017, il n’est pas particulièrement intéressant en lui-même, ou pour les informations qu’il contient. Néanmoins, il sert d’exemple parfait de comment le discours sur le terrorisme et l’islamisme produit et circulé par les autorités chinoises s’est infiltré dans le journalisme international et de comment les mensonges de la propagande chinoise ont pendant un certain temps été répétés par la presse française.

L’Obs avec AFP, L’Obs, 24 novembre 2016. « Chine : les habitants du Xinjiang doivent rendre leurs passeports » [en ligne]

D’après un média officiel chinois, les habitants de la Région ouïghoure doivent rendre leurs passeports aux autorités locales pour « inspection et contrôle ». Un article qui est assez lourdement influencé par le récit circulé par les organes de propagande de l’Etat-parti chinois, il pourrait néanmoins être intéressant pour certain-e-s lecteur-rice-s. 

Le Monde avec AFP, Le Monde, 11 octobre 2016. « Droits de l’homme : le prix Martin Ennals décerné à l’intellectuel ouïgour Ilham Tohti » [en ligne]

Ilham Tohti, économiste ouïghour reconnu, a été honoré par le prix Martin Ennals 2016. Ce prix, qui célèbre les défenseur-se-s des droits humains, a été décerné à l’économiste pour son engagement pour résoudre le conflit sino-ouïghour. Il a été condamné à la prison à vie en septembre 2014, accusé de séparatisme par le régime de la RPC. 

Léo de Boisgisson, Asialyst, 7 octobre 2016. « Xinjiang de Ma Kang » [en ligne] 

Le photographe Ma Kang, un citoyen hui de la RPC, nous dévoile la Région ouïghoure à travers ses photos. Pour lui, la modernité efface progressivement les cultures et les langues des autres peuples habitant en Chine au profit de la culture han. Avec ses clichés de la Région ouïghoure, Ma Kang souhaite témoigner en image que la modernisation et l’urbanisation mises en place par Beijing ont changé brutalement le mode de vie des populations turciques de la région. A la fois chinois et musulman, le photographe a pu se fondre sans peine à travers les habitants de la Région ouïghoure. Il a ainsi évolué assez librement au sein des différentes communautés et a capturé des moments authentiques de la vie quotidienne du peuple ouïghour. 

Jean-Baptiste Bonaventure, Asialyst, 30 mars 2016. « Uygur TV, la petite chaîne stambouliote qui compte bien monter » [en ligne]

Jean-Baptiste Bonaventure, journaliste, s’est entretenu avec Abdulehed Er, le président-adjoint de la Eastern Turkestan Educational & Solidarity Association, qui regroupe de nombreuses activités d’entraide et de maintien de la culture ouïghoure à Istanbul. Il a fui la Région ouïghoure vers la Turquie à cause de la politique répressive chinoise visant les Ouïghour-e-s. Il présente ici la chaîne Uygur TV, une chaîne « entièrement dédiée à la communauté ouïghoure et sa culture ». Un article clef pour celleux qui souhaitent s’informer sur les initiatives de préservation et de diffusion de la culture et de la langue ouïghoure dans différentes parties du monde. 

Philippe Grangereau, Libération, 3 septembre 2014. « Des mariages mixtes rémunérés pour faire taire les Ouïghours » [en ligne]

En 2014 déjà Libération publie cet article rapportant les initiatives mises en place par les autorités locales en Région ouïghoure afin d’encourager les mariages interethniques et donc d’accélérer la sinisation des populations turciques de la région. Des allocations annuelles sont par exemple versées à des couples mixtes si l’un d’entre eux est han et l’autre est issu d’un des peuples autochtones. Nous vous invitons à lire cet article pour découvrir les différentes facettes de cette politique et le discours chinois qui en fait l’éloge. 

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